Les prévisions de températures du Rhône pourraient conduire à des restrictions.
EDF pourrait abaisser la production d'électricité de la centrale d'Ambérieu-en-Bugey, dans l'Ain.

Le Rhône en surchauffe. Alors que la température du fleuve ne cesse de croître en raison des fortes chaleurs actuelles, la centrale nucléaire d'Ambérieu-en-Bugey, dans l'Ain, située près du cours d'eau, pourrait se voir contrainte de réduire sa production à partir du 22 juillet prochain. L'activité des centrales, qui pompent l'eau des rivières adjacentes (ou en mer, le cas échéant) pour leur refroidissement avant de la rejeter plus chaude dans le milieu, est encadrée par des seuils d'échauffement et de débit à ne pas dépasser. La température élevée du Rhône ne permettrait pas de les respecter.

Si un ou plusieurs réacteurs - la centrale en compte quatre - devraient réduire leur production, "le site devra au minimum produire 1800 MW", soit la puissance cumulée de deux d'entre eux, en raison de "contraintes réseau" et à la demande du gestionnaire de réseau, RTE. "La puissance produite par le site pourra être amenée à évoluer en fonction des contraintes réseau", précise EDF.

Le week-end dernier et pour la première fois de l'été, le réacteur Bugey 3 avait été arrêté en raison des fortes chaleurs et pour des raisons cumulées de "contraintes environnementales et d'une faible demande en électricité", a fait savoir un porte-parole. Depuis plusieurs années, dans un contexte de réchauffement climatique, les sécheresses et canicules conduisent EDF, parfois dès juin, à ajuster sa production pour respecter les limites de rejets thermiques, mais des dérogations peuvent être obtenues pour continuer à produire au-delà des seuils d'échauffement.


Sarah BOUMGHAR

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