Le manchot empereur classé parmi les espèces en voie de disparition

T.D.
Publié le 30 octobre 2022 à 18h19
JT Perso

Source : JT 20h WE

Animal emblématique, le manchot empereur souffre des conséquences du changement climatique.
Il a été placé parmi les espèces en voie de disparition par une agence américaine en charge de la faune.
Cette décision est présentée comme une "sonnette d'alarme", mais aussi un "appel à l'action".

Agence américaine centrée sur la protection de la faune sauvage, l'United States Fish and Wildlife Service tient depuis 2008 une liste des espèces en voie de disparition à l'échelle du globe. Si l'ours polaire a été le premier à s'y voir inscrit, il a depuis été rejoint par une série d'autres espèces. La dernière en date, ajoutée ces derniers jours, n'est autre que le célèbre manchot empereur, oiseau endémique de l'Antarctique.

Victime du réchauffement climatique

"Les manchots empereurs ont besoin de glace de mer pour former des colonies de reproduction, chercher de la nourriture et éviter la prédation", rappelle l'institution américaine. "À mesure que les émissions de dioxyde de carbone augmentent, la température de la Terre continuera d'augmenter et la réduction connexe de la glace de mer pourrait affecter diverses espèces, y compris les manchots empereurs, qui dépendent de la glace pour leur survie."

Si les populations sont actuellement stables, l'espèce se trouve "en danger d'extinction dans un avenir prévisible dans une partie importante de son aire de répartition". On apprend ainsi qu'il "y a environ 61 colonies de reproduction le long du littoral de l'Antarctique", et que "la taille de la population de l'espèce est estimée entre 270.000 et 280.000 couples reproducteurs ou 625.000 à 650.000 oiseaux individuels". Des animaux qui sont malheureusement amenés à se raréfier à l'avenir, craignent les spécialistes.

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Le manchot empereur "utilise la banquise pour se reproduire, c'est un oiseau qui y forme des colonies", glisse à France Info Christophe Barbraud, directeur de recherche au CNRS. "Vous imaginez bien que, si la banquise ne se forme plus ou casse de manière trop précoce à cause du réchauffement, tous les œufs ou les poussins vont mourir noyés dans l'eau de mer. Et ses proies sont également dépendantes de la présence de la banquise."

L'agence américaine précise que "l'inscription du manchot empereur comme menacé [...] intervient alors qu'il est encore temps d'empêcher l'extinction de l'espèce". Cette décision, explique-t-on outre-Atlantique, "sert de sonnette d'alarme, mais aussi d'appel à l'action".


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