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L'humanité a "ouvert les portes de l'enfer" : la charge du chef de l'ONU contre l'addiction du monde aux énergies fossiles

par T.G.
Publié le 20 septembre 2023 à 18h13

Source : JT 20h Semaine

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a averti, mercredi, que l'addiction de l'humanité aux énergies fossiles avait "ouvert les portes de l'enfer".
Il a souligné qu'il n'était pas trop tard "pour limiter la hausse des températures mondiales à 1,5°C".

Les mots forts d'Antonio Guterres. Le secrétaire général de l'ONU a averti, mercredi 20 septembre, que l'addiction de l'humanité aux énergies fossiles avait "ouvert les portes de l'enfer". Évoquant les "chaleurs terribles" et les "incendies historiques" cette année, il a cependant souligné qu'il n'était pas trop tard "pour limiter la hausse des températures mondiales à 1,5°C".

"L'avenir n'est pas écrit : c'est à vous, les dirigeants, de l'écrire", a-t-il prévenu en lançant un sommet sur la lutte contre le changement climatique, sans la Chine ni les États-Unis. "Nous pouvons toujours construire un monde avec de l'air pur, des emplois verts, et une énergie propre et abordable pour tous", a-t-il ajouté.

Un sommet du "bon sens"

Malgré la multiplication et l'intensification des événements météorologiques extrêmes, les émissions de gaz à effet de serre responsables de la hausse des températures continuent à augmenter et le secteur des énergies fossiles engrange des bénéfices record. Alors Antonio Guterres a convoqué ce sommet du "bon sens" où les dirigeants invités doivent annoncer des actions spécifiques pour atteindre leurs engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris de 2015.

Mardi, il avait insisté dans son discours devant l'assemblée générale de l'ONU qu'il entendait seulement accueillir les "acteurs susceptibles de faire bouger les lignes". Après avoir reçu plus d'une centaine de réponses de pays justifiant de leur action, l'ONU a finalement publié mardi soir la liste des élus. Et elle comporte quelques absents de marque, en particulier les deux plus gros émetteurs de gaz à effet de serre : les États-Unis, alors que le président Joe Biden sera encore à New York, et la Chine, dont le président n'a pas fait le déplacement à l'Assemblée générale annuelle. 

Le Royaume-Uni n'est pas non plus prévu au programme, alors que son Premier ministre Rishi Sunak a suggéré mardi qu'il pourrait revenir sur l'objectif d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. L'Union européenne est, elle, en revanche invitée à exposer ses politiques climatiques, tout comme le Brésil, le Canada, ou l'Afrique du Sud. Ainsi que la France dont le président Emmanuel Macron n'est pourtant pas présent à New York. Le sommet est la réunion climatique la plus importante aux États-Unis depuis 2019, année où la militante suédoise Greta Thunberg avait lancé aux dirigeants mondiaux son fameux "comment osez-vous ?"


T.G.

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