Des températures record jusqu'en mai ? La faute à un très puissant El Niño

par A.B. avec AFP
Publié le 5 mars 2024 à 10h28

Source : TF1 Info

Le phénomène météorologique a atteint son pic en décembre.
Selon l'Organisation météorologique mondiale, il est l'un des cinq plus puissants jamais enregistrés.
El Niño devrait entraîner des températures particulièrement élevées jusqu'en mai sur la terre ferme.

L'enfant terrible du climat n'en a pas terminé. Alors que le phénomène météorologique El Niño a atteint son pic en décembre, il devrait continuer d'influer sur les températures mondiales jusqu'en mai, a averti, mardi 5 mars, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) qui a estimé que "des températures supérieures à la normale sont prévues sur presque toutes les zones terrestres entre mars et mai". L'Organisation des Nations unies assure également que le phénomène est l'un des cinq plus puissants jamais enregistrés sur Terre. El Niño "s'affaiblit progressivement mais continuera d’avoir un impact sur le climat mondial dans les mois à venir, alimentant la chaleur emprisonnée par les gaz à effet de serre issus des activités humaines", a précisé l'organisation.

El Niño et gaz à effet de serre : un cocktail explosif

"Il y a environ 60% de chances qu'El Niño persiste entre mars et mai et 80% de chances que des conditions neutres (ni El Niño ou La Niña) soient observées d'avril à juin", a indiqué l'OMM. "Chaque mois depuis juin 2023 a établi un nouveau record mensuel de température, et 2023 a été de loin l’année la plus chaude jamais enregistrée", a rappelé Celeste Saulo, la nouvelle Secrétaire générale de l'OMM. "El Niño a contribué à ces températures record, mais les gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur en sont sans équivoque le principal responsable", a-t-elle toutefois précisé. Le phénomène a également contribué à la hausse des températures à la surface de l'océan, même si cette surchauffe ne peut pas "être expliquée uniquement par El Niño".

L'actuel épisode, qui s’est développé en juin 2023, a atteint son apogée entre novembre et janvier. Il a affiché une valeur maximale d’environ 2,0°C au-dessus de la température moyenne de surface de la mer sur la période 1991 à 2020 pour l’océan Pacifique tropical oriental et central. L'OMM indique qu'il y a des chances que La Niña - qui à l'inverse d'El Niño fait baisser les températures - se développe "plus tard cette année" après des conditions neutres (ni l'un ni l'autre) entre avril et juin. 


A.B. avec AFP

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