Climat : le secrétaire général de l'ONU met en garde contre "un avenir infernal"

LL avec AFP
Publié le 1 octobre 2021 à 6h30
Antonio Guterres a souligné que la "justice climatique impliquait de léguer une planète habitable" aux plus jeunes.

Antonio Guterres a souligné que la "justice climatique impliquait de léguer une planète habitable" aux plus jeunes.

Source : EDUARDO MUNOZ ALVAREZ / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

URGENCE - Antonio Guterres a appelé ce jeudi les dirigeants du monde entier à agir rapidement face au dérèglement climatique, sous peine de "condamner l'humanité à un avenir infernal".

"Sauver notre monde" ou "condamner l'humanité à un avenir infernal" : les dirigeants de la planète doivent choisir, a prévenu ce jeudi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors d'une réunion préparatoire à la COP26 sur le climat.

"Il n'y a plus qu'un mois avant la COP26, la conférence climat la plus importante depuis Paris" en 2015, où avait été scellé l'accord =qui vise à limiter le réchauffement bien en deçà de +2°C, si possible +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, a rappelé Antonio Guterres devant les ministres de plusieurs dizaines de pays réunis à Milan jusqu'au samedi 2 octobre.

"Je ne saurais trop insister sur le fait que le temps nous manque. Des points de bascule irréversibles se rapprochent de façon alarmante", a-t-il ajouté, selon le communiqué de l'ONU. Mais "nous avons un pouvoir immense. Nous pouvons soit sauver notre monde, soit condamner l'humanité à un avenir infernal".

Aussi, "le temps presse (...)", a-t-il martelé, répétant son appel à "sortir du charbon" en priorité. "Échouer reste une possibilité mais nous ne pouvons, devons pas, l'accepter."

Encourager la jeunesse à poursuivre sa mobilisation

Alors que des jeunes se mobilisent partout dans le monde, notamment sous l'impulsion de Greta Thunberg, et réclament aux dirigeants d'agir plus vite et plus fort, il a également souligné que la "justice climatique impliquait de leur léguer une planète habitable".

Quelques heures plus tôt, dans un message adressé à 400 jeunes de quelque 200 pays, également réunis à Milan pour transmettre aux dirigeants leur vision de l'action climatique, il a ainsi encouragé cette jeunesse à maintenir sa pression sur les gouvernements : "Les jeunes ont été à l'avant-garde pour proposer des solutions positives, (...) et demander des comptes aux dirigeants. Nous avons besoin que les jeunes, partout, continuent à faire entendre leurs voix", leur a-t-il lancé.

"Votre solidarité et vos exigences pour l'action donnent l'exemple. Les dirigeants nationaux doivent suivre votre exemple et s'assurer d'atteindre l'ambition et les résultats dont nous avons besoin à la COP26 et au-delà", a insisté le secrétaire général.

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"La crise climatique est une alerte rouge pour l'humanité", a encore déclaré Antonio Guterres, répétant les mots qu'il avait prononcés lors de la publication du dernier rapport des experts climat de l'ONU (Giec) en août dernier. Le Giec avait alors mis en garde contre le risque d'atteindre le seuil de +1,5°C de réchauffement autour de 2030, dix ans plus tôt qu'estimé.

Selon les spécialistes de l'environnement, pour limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle - objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris -, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45% d'ici 2030 par rapport à 2010, avant de poursuivre les efforts pour atteindre la neutralité carbone vers 2050.


LL avec AFP

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