Comment sont choisies les villes qui organisent la conférence pour le climat chaque année ?

Publié le 3 novembre 2022 à 17h51
JT Perso

Source : JT 20h WE

Depuis presque 30 ans, la plupart des pays du monde se réunissent dans une ville pendant une dizaine de jours pour discuter de la crise climatique.
Cette ville change chaque année entre les cinq groupes régionaux de l'ONU.
Cette année, la COP27 se déroulera en Égypte, dans la cité balnéaire de Charm el-Cheikh.

C'est un rendez-vous qui revient chaque année depuis presque trente ans. Du 6 au 18 novembre, se tiendra la 27e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques en Égypte, dans la ville balnéaire de Charm el-Cheikh. L'occasion de revenir sur la manière dont sont choisies les villes organisatrices de ces sommets qui réunissent, pendant une dizaine de jours, dirigeants, diplomates et membres de la société civile pour faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique.

Un roulement entre les cinq groupes régionaux de l'ONU

La ville organisatrice d'une COP est désignée par le pays qui prend la présidence de la Conférence. Elle tourne chaque année, selon un ordre défini, entre les cinq groupes régionaux de l'Organisation des Nations unies. Le premier groupe est l'Europe de l'Ouest et la première COP a été organisée à Berlin. Suivent l'Afrique, l'Asie-Pacifique, l'Europe de l'Est, qui forme un groupe distinct à l'Europe de l'Ouest, et l'Amérique latine et les Caraïbes.

Chaque année, chaque groupe se met d'accord en interne sur le pays qui présentera sa candidature à la présidence de la COP. La candidature est ensuite soumise à l'accord du secrétariat de l’ONU sur les changements climatiques. Si ce roulement est respecté, il arrive néanmoins que le pays hôte décide d'organiser la COP dans une ville en dehors de son territoire. 

Ce fut le cas pour la COP25 qui était prévu initialement au Chili en décembre 2019, mais qui a été annulée suite au déclenchement d'un large mouvement social. Les États se sont donc finalement réunis à Madrid. Quelques années plus tôt, en 2016, ce sont les îles Fidji qui présidaient la COP23. L'événement s'est néanmoins tenu à Bonn, en Allemagne, pour des raisons logistiques et financières. Il faut dire que l'organisation d'un tel rassemblement coûte cher. En 2015, lors de la COP21 à Paris, la facture s'était élevée à 187 millions d'euros.

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Cette année, l'Égypte était la seule candidature au sein du groupe Afrique. Certaines ONG, à l'instar de Greenpeace, espèrent que la tenue de la conférence  dans un pays du continent africain, l'un des plus vulnérables au changement climatique, permettra une prise de conscience de la part des acteurs des négociations à venir.

Néanmoins, Amnesty a rappelé que la COP27 ne devait pas faire oublier le régime autoritaire actuellement en vigueur en Égypte. Par ailleurs, de nombreux militants s'inquiètent que le sommet onusien soit officiellement sponsorisé par la multinationale Coca-Cola, considérée comme l'une des sociétés les plus polluantes au monde. L'année prochaine, le groupe Asie-Pacifique a désigné les Émirats arabes unis pour présider la COP28 qui se tiendra à Dubaï.


Aurélie LOEK

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