Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

À Paris, nette amélioration de la qualité de l'air avec le confinement

La rédaction de LCI
Publié le 25 mars 2020 à 13h25, mis à jour le 25 mars 2020 à 13h31
À Paris, nette amélioration de la qualité de l'air avec le confinement

Source : PHILIPPE LOPEZ / AFP

BILAN - Une semaine après la mise en place du confinement, Airparif publie ce mercredi 25 mars un bilan sur la pollution dans la capitale et son agglomération. Il apparaît que la qualité de l'air n'a jamais été aussi pure en 40 ans de mesures.

Mises en place mardi 17 mars à midi, les mesures de confinement ont pour objectif de freiner la propagation du Covid-19 dans la population française. Mais elles ont aussi d'autres conséquences, comme sur la qualité de l'air dans les grandes villes, habituées à un trafic automobile dense. 

Dans l'agglomération parisienne, la qualité de l'air respiré s'est améliorée de 20 à 30 % depuis une semaine et par rapport à un mois de mars habituel, selon les données publiées mercredi 25 mars par Airparif. Cette amélioration, explique l'organisme chargé d'évaluer la pollution atmosphérique à Paris, est "consécutive à une baisse des émissions de plus de 60 % pour les oxydes d'azotes" dès le mercredi 18 mars. 

Cartes moyennes de pollution au dioxyde d'azote du 17 au 19 mars : en situation normale, de confinement, et la différence entre les deux. - Airparif

De fait, les émissions de dioxyde d'azote en Ile-de-France sont générées majoritairement par la circulation automobile et l'industrie. Une diminution qui serait donc due à la baisse des émissions du trafic routier et aérien, respectivement de 70 et 50 %, et encore plus visible sur les grands axes parisiens. Et à situation exceptionnelle, constats exceptionnels : "En 40 ans de mesure d'Airparif, cette situation sur les stations trafic ne s'est jamais produite de manière aussi importante et sur autant de stations", se félicite l'organisme. 

En revanche, l'impact du confinement sur la pollution de l'air n'est pas aussi perceptible sur la concentration des particules fines, les PM10 et les PM2,5. Leurs émissions sont restées les mêmes, ce qui peut s'expliquer par l'augmentation de 17 % du chauffage domestique, et notamment au bois, "compte-tenu des 12 millions de franciliens confinés chez eux et des températures toujours fraîches en soirée". Les activités agricoles et des chantiers, maintenues pour la plupart, sont également responsables de cette tendance.


La rédaction de LCI

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