T-shirt bio, en coton ou synthétique : découvrez leur poids sur l'environnement selon la nouvelle étiquette Ecobalyse sur les vêtements

Publié le 3 avril 2024 à 11h59, mis à jour le 3 avril 2024 à 13h00

Source : JT 20h WE

Le gouvernement a dévoilé un simulateur de calcul pour mesurer l'empreinte environnementale des vêtements.
Il affiche un nombre de points, et plus celui-ci est élevé, plus la pièce a un impact sur la planète.
Plusieurs critères sont pris en compte, dont la consommation en eau, le trajet jusqu'au consommateur, mais aussi les pratiques des marques.

"Ecobalyse", c'est le nom choisit par le gouvernement et l'Ademe, l'agence de la transition écologique, pour baptiser son simulateur de calcul qui mesure l'empreinte environnementale des vêtements, dévoilé mercredi. Son déploiement est prévu à l'automne 2024 : en ligne ou directement sur l'étiquette, il sera affiché de façon volontaire par les marques (et éventuellement rendu obligatoire en 2025).

Le calcul prend aussi en compte la fin de vie des vêtements

Concrètement, le poids pour l'environnement de chaque pièce de vêtement est calculé, avec un score compris entre zéro et l'infini : plus le résultat est élevé, plus la pièce de vêtement a un impact lourd sur la planète. 

Ce simulateur s'inspire des analyses de cycle de vie des produits (émissions de gaz à effet de serre, impact sur la biodiversité, utilisation de la ressource en eau, pollution des milieux) mais prend aussi en compte :

- le relargage des microfibres dans la nature

- la fin de vie des vêtements en dehors de l'Union européenne

- la durabilité non-physique liée aux pratiques des marques

- la propension qu'ont les vêtements à être utilisés plus longtemps.

Plus il y a de références, moins bien est notée la marque

Cinq critères permettent de définir les pratiques des marques de vêtements :

-la largeur de gamme (le nombre de références commercialisées par la marque)

-la durée de commercialisation moyenne des vêtements

-le type de matière

-l'incitation à la réparation

-l'affichage de la traçabilité des étapes de la fabrication.

Plus une marque met à disposition un nombre élevé d'articles, en renouvelant très souvent les modèles proposés et plus ses pièces seront mal notées.

Le poids environnemental d'un t-shirt synthétique.
Le poids environnemental d'un t-shirt synthétique. - MTES

Concrètement, un t-shirt synthétique issu de l'ultra fast-fashion (voir ci-dessus) sur des plateformes type Shein, fabriqué en polyester en Asie, venu par avion et porté en moyenne 23 jours sera affublé d'un score de 1252 points d'impact. Ces marques sont par ailleurs visées par un dispositif et un texte de loi pour spécifique pour réduire leur impact.

Un t-shirt en coton fabriqué au Pakistan, venu par bateau, avec notamment des impacts sur la ressource en eau, affiche un score de 893 points d'impact (voir ci-dessous).

Le poids d'un t-shirt en coton fabriqué au Pakistan.
Le poids d'un t-shirt en coton fabriqué au Pakistan. - MTES

Enfin, un t-shirt en coton bio, issue de la mode éthique, qui a également nécessité un trajet en bateau pour la matière première et des ressources en eau, porté en moyenne 64 jours, est lui crédité de seulement 383 points d'impact (voir ci-dessous).

La méthodologie est mise en consultation et l'outil Ecobalyse peut être testé ici. Le logo, la forme et l'endroit où ce score sera affiché sur les vêtements sont en cours d'élaboration.

L'impact d'un t-shirt en coton bio, assemblé en France.
L'impact d'un t-shirt en coton bio, assemblé en France. - MTES

Dans un premier temps, cet affichage, volontaire, est réservé au secteur textile, mais il pourrait être déployé dans l'alimentaire dans un second temps, précise le gouvernement, puis  dans d'autres secteurs (maquillage, ameublement, etc). 

Pour rappel, l'industrie textile est l'une des plus polluantes au monde et consomme 4% de l'eau potable sur la planète.


Marianne ENAULT

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