Les "méga-bassines" des Deux-Sèvres au cœur de la contestation

EN DIRECT - Mobilisation anti-bassines : les chapiteaux des manifestants en cours de démontage

Publié le 29 octobre 2022 à 16h12, mis à jour le 31 octobre 2022 à 12h33
JT Perso

Source : JT 13h WE

Ce lundi, la préfecture des Deux-Sèvres indique que les chapiteaux des manifestants sont en cours de démontage.
Dimanche, Gérald Darmanin a dénoncé les violences commises par les manifestants venus protester contre la mise en place d'une réserve d'eau.
Suivez les dernières informations en direct.

DÉMONTAGE EN COURS


La préfecture des Deux-Sèvres indique, ce lundi à la mi-journée à TF1 et LCI, que les chapiteaux des manifestants sont en cours de démontage. 


300 personnes se trouvent toujours sur place. 

AFFRONTEMENT


Gérald Darmanin a estimé ce dimanche que les manifestations anti-bassines de Sainte-Soline étaient de "l'écoterrorisme". Le ministre de l'Intérieur a également reproché à Jean-Luc Mélenchon son soutien aux manifestants. Le leader de la France insoumise a quant à lui accusé le ministre d'avoir "dérapé".

"ON ATTEND URGEMMENT UN SIGNE DE L'ÉTAT"


Julien Le Guet, porte-parole du collectif "antibassines", s'est exprimé ce dimanche. Lui et de nombreux opposants occupe un terrain prêté jusqu'au 19 mai par un agriculteur également opposé au projet.


"On a bien l'intention d'en faire l'usage (du terrain). Ce sera le point de départ de tout un tas d'actions de harcèlement qui vont être menées si les travaux venaient à continuer", a-t-il déclaré.


"On attend urgemment un signe de l'État et clairement, si dans les jours qui viennent, on n'a pas une annonce d'un moratoire, une remise à plat du projet, on déclenche le dispositif", a-t-il ajouté.

POUR JEAN-LUC MÉLENCHON, "DARMANIN DÉRAPE"


En réponse aux propos du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le leader de la France insoumise a dénoncé les actes des forces de l'ordre lors des manifestations.


"#Darmanin dérape. Après avoir fait frapper des députés, il menace d'envoyer le GIGN et le Raid contre les "écoterroristes" en lutte contre les #bassines", a-t-il écrit sur le réseau social Twitter.

"UNE QUARANTAINE DE PERSONNES FICHÉ S À L'ULTRA-GAUCHE ONT ÉTÉ REPÉRÉ DANS CETTE MANIFESTATION"


Le ministre de l'Intérieur a déclaré ce dimanche que : "Cette manifestation interdite a vu jusqu'à 4.000 personnes hier, 2.000 personnes encore cette nuit et ce matin, quelques centaines cet après-midi ce soir, se rendre sur ce site".

 

"Une grande partie de la manifestation a été violente, avec des attaques physiques sur les gendarmes", a-t-il précisé. D'après Gérald Darmanin : "Une quarantaine de personnes fiché S à l'ultra-gauche ont été repérés dans cette manifestation"

Gérald Darmanin s'exprime sur les manifestations anti-bassines à Sainte-SolineSource : TF1 Info

"JEAN-LUC MÉLENCHON EST DU CÔTÉ DES PROFESSIONNELS DU DÉSORDRE"


Le ministre de l'Intérieur a souhaité répondre au tweet de soutien aux manifestants de Jean-Luc Mélenchon. "Je regrette que Monsieur Mélenchon, Madame Rousseau, fassent le choix de la radicalité", a déclaré Gérald Darmanin.


Pour le ministre, "Jean-Luc Mélenchon est du côté des professionnels du désordre". Gérald Darmanin a conclu son allocution en réitérant son soutien aux forces de l'ordre, et "pour les agriculteurs qui travaillent largement".

"IL EST HORS DE QUESTION DE VOIR SE CONSTITUER UNE NOUVELLE NOTRE-DAME-DES-LANDES"


"Nous avons empêché cette ZAD de s'installer. Je laisse plus d’un millier de gendarmes pour s’assurer qu’aucune ZAD ne se construise plus tard", a déclaré Gérald Darmanin.


Le ministre de l'Intérieur souhaite éviter "une nouvelle Notre-Dame-Des-Landes". "Nous engagerons tous les moyens nécessaires", a-t-il assuré.

Ludovic MARIN / POOL / AFP

"CETTE MANIFESTATION INTERDITE RELÈVE DE L'ÉCOTERRORISME" 


Le Ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'est exprimé sur les manifestations anti-bassines à Sainte-Soline : "Avec cinq véhicules de gendarmeries détruits, cette manifestation interdire relève de l'écoterrorisme".


"Nous ne laisserons pas la contestation extrêmement violente l'emporter sur l'ordre républicain", a-t-il affirmé.

"L'ÉCOLOGIE EST NON VIOLENTE" RÉPLIQUE EELV


Dans un communiqué rappelant que "l'écologie est non-violente", la direction d'EELV "condamne sans réserve les actes de violence commis par des manifestants à l'encontre de Yannick Jadot et de Charles Fournier"


"Le combat écologiste est non-violent et rien ne saurait justifier des insultes ou des dégradations", ajoute le texte cosigné par les secrétaires nationaux adjoints Léa Balage El Mariky et Jérémie Crepel. 


EELV salue par ailleurs les militants et élus écologistes qui ont "désobéi pacifiquement à l'interdiction de manifester et à visage découvert" sur le site de Sainte-Soline. 

DÉCLARATION DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE


Le Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Marc Fesneau, a exprimé sa colère sur le réseau social Twitter. Il dénonce les dégradations commises par les manifestants.

RÉACTION


Ce samedi, lors de la manifestation "anti-bassine" de Sainte-Soline, la voiture de Yannick Jadot a été taguée. Pour Sandrine Rousseau, le député européen "paye la manière dont il présente l'écologie". "On a besoin d'aller et de retrouver une écologie de combat", affirme-t-elle.

DES CANALISATIONS SECTIONNÉES 


Les manifestants ont sectionné à coups de pioches plusieurs canalisations, pensant qu'elles étaient reliées à une des bassines. 


Mais selon différentes sources, il s'agirait en fait des canalisations agricoles d'un agriculteur faisant de la polyculture.


Les opposants aux bassines restent mobilisés ce dimanche. Des centaines de tentes et de camping-car sont installés sur un terrain privé prêté par un agriculteur favorable au mouvement.

ENCORE 2000 PERSONNES 


Environ 2000 personnes, selon les autorités, restaient présentes sur les lieux ce dimanche pour manifester leur opposition au chantier d'une réserve d'eau destinée à l'irrigation agricole. 

DÉBAT


Dans les Deux-Sèvres, de nombreux manifestants se sont rassemblés, ce samedi à Sainte-Soline, pour manifester contre un projet de réserve d'eau. Une "méga-bassine" qui fait débat. En quoi consiste exactement ce dispositif ?

CONDAMNATION


Sur Twitter la préfète des Deux-Sèvres a dressé le bilan des manifestations qui se sont déroulées autour de la "méga-bassine" de Sainte-Soline. Elle a salué le "courage et l'engagement dont ont fait preuve les forces de l'ordre" qui ont dû faire face à des "individus violents, qui les ont agressés au moyen de tirs de mortiers, de cocktails molotov et de jets de projectiles divers".


Elle a également condamné "avec la plus grande fermeté les agissements des personnes qui ont enfreint l'interdiction de manifestation, se sont livrées à des violences envers les forces de l'ordre et ont provoqué des atteintes aux biens". 

61 GENDARMES BLESSÉS


Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a dénoncé, ce samedi soir, le bilan après manifestation contre la "super-bassine" de Sainte-Soline. Il a déploré "61 gendarmes" blessés, "dont 22 sérieusement". 


"Ce chiffre démontre que ce n'était pas une manifestation pacifique, mais un rassemblement très violent", a-t-il affirmé.

EXPLICATIONS


Pour les agriculteurs, elles sont un moyen d'avoir de l'eau en période de sécheresse sans que les nappes phréatiques soient trop sollicitées. Les militants écologistes, eux, dénoncent leur impact environnemental. Retour sur ces bassines qui provoquent la discorde : 

NOUVEAU BILAN


Selon le dernier bilan de la gendarmerie, 22 gendarmes ont été blessés dans les affrontements autour de la réserve d'eau de Sainte-Soline. Six individus ont été interpellés. 

"VIOLENCES INACCEPTABLES"


Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a dénoncé des "violences inacceptables" dans les Deux-Sèvres. Il a également apporté son soutien "aux forces de l'ordre, en particulier aux nombreux blessés".

BILAN


Selon un dernier bilan, sept gendarmes ont été blessés et six manifestants interpellés, selon une source proche du dispositif de sécurité mis en place. 

Les journalistes de l'AFP ont observé trois blessés parmi les manifestants, touchés à la tête, au nez et à une jambe. Parmi eux Julien Le Guet, l'un des porte-parole du collectif "Bassines Non Merci" qui avait appelé à manifester, le visage bandé et avec un filet de sang le long du nez après une brève interpellation. 

SITUATION


Sur Twitter, la préfète des Deux-Sèvres dénonce une "action déterminée contre les forces de l'ordre" de la part des manifestants. Elle fait état de violences. 

EN IMAGES


Quatre personnes ont été interpellées et 5 gendarmes blessés lors de la manifestation anti-bassines. Selon une source gendarmerie, les forces de l'ordre font face, depuis le début de l’après-midi, à 3000 ou 4000 opposants particulièrement déterminés à braver les arrêtés d’interdiction et pour certains violents. Malgré les sommations, certains d’entre eux sont volontairement venus au contact des gendarmes avec la volonté de blesser (jets de cocktails et divers projectiles).  LCI fait le point sur la situation :

Sainte-Soline : 4 interpellés, 5 gendarmes blessésSource : TF1 Info

"ABERRANT"


"L'agriculture n'a jamais eu besoin de bassines, par contre, on a toujours eu besoin du cycle de l'eau". Présente sur le site des manifestations anti-bassines à Sainte-Soline, la député EELV de Paris, Sandrine Rousseau, a estimé que l'on avait besoin de "préserver ce cycle de l'eau qui est perturbé par l'agriculture intensive". 


De son côté, le député européen EELV, Yannick Jadot a dénoncé une attitude "aberrante" de vouloir "piquer, accaparer toute l'eau disponible qui est là de plus en plus rare pour quelques cultivateurs de maïs". 

5 GENDARMES BLESSÉS


Cinq gendarmes et deux manifestants ont été blessés dans les heurts qui ont éclaté lors du rassemblement organisé samedi près du chantier contesté de réserve d'eau de Sainte-Soline, a annoncé la préfète des Deux-Sèvres.


"Nous comptons cinq gendarmes blessés et on nous a signalé deux blessés parmi les manifestants", a déclaré à la presse Emmanuelle Dubée, qui n'a "pas de précisions sur la nature des blessures". La préfète, qui avait publié en début de semaine des arrêtés interdisant toute manifestation dans la zone, a également fait état de quatre interpellations.

TENSIONS


La tension est toujours présente dans les Deux-Sèvres autour de la bassine de Sainte-Soline. Manifestants et forces de l'ordre se font face. 

Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

REPOUSSÉS


Des manifestants "antibassines" ont réussi à forcer des grilles protégeant le chantier de la réserve d'eau de Sainte-Soline (Deux-Sèvres), autour duquel de nouveaux heurts ont éclaté, a constaté samedi un journaliste de l'AFP.


Une partie d'entre eux a également réussi à entrer à l'intérieur, avant d'être repoussés par les gendarmes, selon cette même source. 

HEURTS


Des milliers de manifestants venus samedi à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, pour essayer de bloquer le chantier d'une réserve d'eau, se heurtaient samedi après-midi à un imposant dispositif de gendarmerie. 


Quelque 4000 manifestants, répartis en trois cortèges pour essayer de contourner les forces de l'ordre, ont très vite été bloqués par les 1500 gendarmes déployés pour protéger le chantier, mais certains d'entre eux ont réussi à forcer un premier barrage, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

Bonjour et bienvenue dans ce direct. Suivez ici l'évolution de la situation à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, pour essayer de bloquer le chantier d'une réserve d'eau. 

Des milliers de manifestants étaient mobilisés, ce week-end à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), pour essayer de bloquer le chantier d'une réserve d'eau. Une mobilisation qui s'est heurtée à un imposant dispositif de gendarmerie samedi. Quelque 4000 manifestants, répartis en trois cortèges pour essayer de contourner les forces de l'ordre, ont très vite été bloqués par les 1500 gendarmes déployés pour protéger le chantier, mais certains d'entre eux ont réussi à forcer un premier barrage. 

Avec une surface à couvrir de plusieurs hectares, les forces de l'ordre avaient du mal à contenir la foule, dans laquelle des centaines de militants masqués ou cagoulés côtoyaient des familles et de nombreux retraités. Deux fourgons de gendarmerie sont entrés en collision lors d'une manoeuvre d'urgence. Des gaz lacrymogènes ont été lancés et des élus arborant leur écharpe tricolore molestés, notamment la députée écologiste de la Vienne, Lisa Belluco.

L'objectif des organisateurs : "Réussir à atteindre la bassine, à enlever toutes les grilles qui protègent le chantier, à reboucher le début du trou, empêcher la reprise des travaux", selon un tract diffusé sur place. La préfète des Deux-Sèvres Emmanuelle Dubée avait dit samedi matin redouter "une manifestation violente" et rappelé qu'elle était "interdite", en raison des dégradations et heurts ayant émaillé un précédent rassemblement en mars.

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Les réserves de substitution sont des cratères à ciel ouvert, recouverts d'une bâche en plastique et remplis grâce au pompage de l'eau des nappes phréatiques superficielles l'hiver. ElIes peuvent stocker jusqu'à 650.000 m3 (soit 260 piscines olympiques) d'eau pour irriguer l'été. La réserve de Sainte-Soline est la deuxième d'un projet de 16 élaboré par un groupement de 400 agriculteurs réunis dans la Coop de l'eau, pour "baisser de 70% les prélèvements en été", dans cette région encore soumise à des restrictions d'irrigation après une sécheresse estivale hors norme.

"On est le 29 octobre, c'est sec partout, c'est aberrant d'accaparer toute l'eau disponible pour quelques cultivateurs de maïs", a dénoncé l'eurodéputé Yannick Jadot, présent sur place comme d'autres élus écologistes, dont la députée Sandrine Rousseau. Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a souligné sur France inter que le "projet n'avait pas de conséquences négatives pour les nappes" phréatiques, selon un rapport récent.


La rédaction de TF1info

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