L'Islande se prépare au réveil du Grímsvötn, un volcan subglaciaire

La rédaction de LCI
Publié le 24 juin 2020 à 12h28
Vue aérienne de la dernière éruption du volcan Grímsvötn, en 2011

Vue aérienne de la dernière éruption du volcan Grímsvötn, en 2011

Source : AFP

ERUPTION - De forts taux de dioxyde ont été relevés dans la zone occupée par le volcan Grimsvötn, au sud de l'Islande. De quoi s'attendre à son prochain réveil.

Neuf ans après, le Grimsvötn va se réveiller, ont annoncé les autorités islandaises mardi 22 juin. Ce volcan, situé sous une calotte glaciaire dans les Hautes Terres islandaises, au sud du pays, devrait reprendre une activité après sa dernière éruption, en mai 2011. Une certitude tirée de l'observation des taux de dioxyde particulièrement élevés, indiquant la présence de magma à faible profondeur.

Un risque de blocage aérien

Ce volcan, le plus actif du pays, entre en éruption à chaque décennie. Il y a neuf ans, son activité de plusieurs jours avait entraîné l'annulation d'environ 900 vols, après que les cendres qu'il projetait avaient atteint le Royaume-Uni et les côtes nord de l'Europe. 

Sa caractéristique subglaciaire entraîne également d'autres conséquences. En faisant fondre les glaces qui l'entourent, l'éruption entraîne des inondations, nommées "jökulhlaup" en islandais. Particulièrement brutales, elles peuvent provoquer de lourds dégâts, comme ce fut le cas en 1996, quand ces crues violentes avaient envahi la route 1, principal axe de circulation du pays.

Ce réveil rappelle une autre éruption, autrement plus célèbre : celle du volcan Eyjafjöll qui, en 2010, avait provoqué la formation d'un immense nuage de fumée et bloqué le ciel européen pendant un mois. Plus de 100.000 vols avaient été annulés et huit millions de passagers avaient dû revoir leurs plans. Cette fois, les risques en la matière sont jugés plus faibles par les sismologues.

Islande : à la découverte du volcan GrimsvötnSource : JT 20h Semaine
JT Perso

Outre cette activité volcanique, l'Islande constate une intensification de l'activité sismique. 3000 secousses avaient ainsi été recensées lors des trois jours précédant l'annonce des scientifiques. C'est cette fois la côté nord du pays, où des séismes de magnitude 5 ont été relevés, dans une zone dont l'épicentre se situe tout près de Siglufjördur, petit village d'environ 1200 habitants et un peu plus loin d'Akureyri, la deuxième ville du pays. Aucun blessé ou dégât matériel majeur n'est à déplorer pour le moment, dans un pays habitué à ce type d'activité et constamment en vigilance.


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