Dès le 1er janvier prochain, les bacs à compost seront obligatoires en France.
On estime qu'en moyenne, chaque habitant jette 83 kilos de biodéchets par an.
Or, en étant collectés à part, ils peuvent avoir une deuxième vie en étant valorisés.

Après la fin des emballages en plastique ou l'apparition de la vente au vrac, place au compostage ! À partir du 1er janvier 2024, chaque foyer français devra disposer d’un bac à compost à son domicile, conformément à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte anti-gaspillage pour une économie circulaire. "En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an, soit une valeur commerciale estimée à 16 milliards d’euros", rappelle le ministère de l’Écologie sur son site internet.

Pour bien comprendre, à compter de cette date, épluchures de fruits et légumes, coquilles d’œufs ou encore marc de café et filtre ne pourront plus être jetés dans la poubelle verte, qui sert aux déchets classiques. À défaut d’avoir un bac à compost à votre domicile, vous pourrez toujours déposer ces biodéchets dans les bacs de compost mis à la disposition par les communes, précise le texte de loi. La plupart n'ont pas attendu l'arrivée de la loi pour mettre en place des bacs à compost dans l'espace public ou en fournir aux habitants, au même titre que les poubelles.

Triez, recyclez, compostez !

On estime qu'en France, chaque habitant jette en moyenne 83 kilos de biodéchets par an. Or, étant collectés à part, ils peuvent être utilisés comme fertilisant naturel afin d'enrichir les sols. Ils peuvent également être transformés en biogaz qui feront par exemple rouler les bus de transports en commun. Aucune sanction n’est mentionnée dans la loi en cas d’absence de bac à compost à son domicile. Néanmoins, le texte prévoit une amende forfaitaire de 35 euros (75 euros si le délai de paiement est dépassé) en cas de non-respect des consignes de tri des biodéchets.


Matthieu DELACHARLERY

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