Grippe aviaire : l'épidémie "la plus dévastatrice" jamais connue par l'Europe

M.L (avec AFP)
Publié le 20 décembre 2022 à 20h04

Source : JT 20h Semaine

Plusieurs instances européennes de contrôle des maladies et de l'alimentation s'inquiètent de l'ampleur inédite de l'épidémie de grippe aviaire sur le continent.
Quelque 50 millions de volailles ont été abattues dans des élevages touchés par la maladie à travers l'Europe, et 37 pays sont concernés par le fléau.

Jamais la grippe aviaire n'avait fait autant de ravages sur notre continent. L'Europe connaît depuis plus d'un an l'épidémie "la plus dévastatrice" de son histoire sur son sol, ont indiqué mardi les autorités sanitaires, avec environ 50 millions de volailles abattues dans les élevages infectés par le virus. Entre octobre 2021 et septembre 2022, 37 pays européens ont été affectés par la maladie, et près de 2500 foyers détectés dans les fermes du continent, selon un rapport de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et du laboratoire de référence de l'Union européenne. 

À noter que les pertes de poulets, canards ou dindes dans les élevages sont, en réalité, plus considérables, car ce bilan de 50 millions d'oiseaux euthanasiés n'inclut pas les abattages préventifs qui ont pu être réalisés autour des foyers, a précisé l'agence sanitaire à l'AFP.

Le virus ne s'est pas éclipsé cet été

L'épidémie n'a pas reflué depuis septembre, et les contaminations redoublent même à l'approche de l'hiver. Les cas de grippe aviaire ont augmenté "chez les oiseaux aquatiques et les volailles", des espèces qui ont connu tout au long de l'été 2022 une "persistance inhabituelle" de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), l'autre nom de la maladie, précise l'EFSA dans un communiqué

Pour la première fois, aucune séparation n'a été marquée entre la première année de l'épidémie, qui courrait d'octobre 2021 à septembre 2022, et le début d'un nouvel épisode en cette fin d'année, à compter d'octobre 2022. Et cet automne, l'épidémie s'est déjà montrée plus virulente que l'an dernier à la même période, avec un nombre d'élevages infectés supérieur de 35%.

Quant à de possibles transmissions de l'infection à l'homme, "le risque d’infection est faible pour la population humaine générale" en Europe, et "faible à moyen pour les personnes exposées par leur profession", poursuit l'instance européenne. Celle-ci se penche actuellement, à la demande de la Commission européenne, sur la disponibilité des vaccins contre la grippe aviaire pour les volailles et "d'éventuelles stratégies de vaccination", et rendra ses conclusions dans la deuxième moitié de l'année 2023.


M.L (avec AFP)

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