En 2026, il sera interdit en France de détenir en captivité des cétacés à des fins commerciales.
L'ONG Sea Shepherd anticipe cette échéance et propose la création d'un sanctuaire en France où seraient recueillis les deux orques du Marineland d'Antibes.
Un site aurait été identifié au large des côtes bretonnes.

L'application de la loi visant à lutter contre la maltraitance animale, votée en 2021, est attendue pour 2026. Une échéance importante, qui signifiera notamment l'interdiction effective de la détention en captivité des cétacés à des fins commerciales. Une mesure qui concerne directement le Marineland d'Antibes, où vivent encore aujourd'hui deux orques. 

L'ONG Sea Shepherd, qui se satisfait d'une telle loi, défend aujourd'hui un projet de sanctuaire en France pour accueillir ces animaux. Il s'agit ici de proposer une alternative aux "deux fonds d’investissement qui détiennent aujourd’hui le Marineland", qui envisageraient "d’envoyer Wikie et Keijo, les deux orques survivantes, au Japon".

La crainte d'un départ pour le Japon

Plusieurs arguments sont mis en avant par l'association, à commencer par le fait qu'au Japon, "la mère et son fils seront très probablement séparés et seront de façon certaine utilisés à des fins de reproduction et de spectacles". Sea Shepherd souligne que "le Japon n’accorde aucun statut de protection aux cétacés et compte parmi les plus meurtriers pour ces espèces (chasse baleinière et massacres annuels de dauphins y sont toujours d’actualité)". Dès lors, y envoyer Wikie et Keijo "reviendrait à trahir l’esprit de notre législation et aboutirait à une situation surréaliste", puisque "dans le cadre de l’application d’une loi de protection animale, deux cétacés se verraient retirés leur statut d’espèce protégée".

L'ONG considère que "la France a une double responsabilité envers ces animaux", ayant non seulement "autorisé leur captivité et leur reproduction à des fins de spectacles pendant de nombreuses années", tout en ayant "à juste titre, voté une loi mettant fin à ce système". Il lui apparaît donc naturel que l’État français se trouve garant du "bien-être des animaux concernés", et propose de l'accompagner via la création de ce sanctuaire. Si son emplacement n'est pas encore officiellement présenté, une piste serait d'ores et déjà à l'étude au large des côtes bretonnes.

Sea Shepherd met enfin en garde contre des projets alternatifs, à commencer par celui d'un sanctuaire en Nouvelle-Écosse, au Canada. "Celui-ci présente des inconvénients majeurs", estime l'ONG, puisque outre le besoin d'un "transport transatlantique extrêmement long et stressant", les températures hivernales dans la zone "peuvent descendre en dessous de zéro avec des eaux qui gèlent". Si les orques de Marineland sont "de descendance islandaise", Wikie et Keijo "n’ont connu depuis leur naissance que les eaux de la Méditerranée", plus chaudes.


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