Sécheresse : 2022, une année historique

Maine-et-Loire : un incendie ravage plus de 600 hectares de forêt, 500 sont encore menacés

Léa Prati
Publié le 9 août 2022 à 18h56
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Un incendie dans la forêt de Pugle (Maine-et-Loire) a déjà ravagé plus de 600 hectares de forêts de pins.
Le feu n'est toujours pas fixé, selon les pompiers sur place et menace 500 hectares supplémentaires.
Plusieurs explosions ont été entendues dans un camp de déminage situé au nord de l'incendie.

Un incendie qui s'est déclenché, lundi 8 août, dans la forêt de Pugle (Maine-et-Loire) a déjà brûlé quelque 600 hectares de forêts de pins, de broussailles et de fougères sèches. 500 sont encore menacés, a affirmé, ce mardi 9 août, la préfecture et les pompiers mobilisés sur place. "620 hectares de forêt ont brulé et le feu n'est pas fixé", ont indiqué les pompiers à l'AFP. Il s’agirait du plus gros incendie en Maine-et-Loire depuis 20 ans au moins.

Deux départs de feu à Saint-Quentin et Saint-Martin, soit à 15 km de l'épicentre de l'incendie à Clefs-Val d'Anjou, ont été rapportés à l'AFP par des habitants, qui craignaient que les flammes ne s'étendent à cause du vent. 

Selon la préfecture, 317 soldats du feu sont engagés sur le terrain. Ils proviennent de neuf départements et notamment du Maine-et-Loire, de la Sarthe, de la Mayenne et d’Indre-et-Loire. Du côté des moyens terrestres, ce sont 107 véhicules qui sont mobilisés sur la vingtaine de points sensibles concernés. D'importants moyens aériens sont mis en place avec notamment un Dash. Un nouveau porteur d'eau devrait intervenir en fin d'après-midi. Certains agriculteurs ont apporté leur aide en acheminant de l'eau aux abords de la zone à l'aide de "tracteurs citernes"

Plusieurs explosions entendus dans un camp de déminage

Plusieurs points sensibles ont été détectés par les pompiers. Parmi elles, une zone inaccessible par la voie terrestre qui abrite un camp de déminage. Des explosions ont été entendues hier et encore dans la nuit du lundi au mardi 9 août. "Le camp de déminage est un point sensible, les pompiers n’y interviennent pas", confirme le contrôleur général du SDIS de Maine-et-Loire, Jean-Philippe Rivière. "Pendant la Seconde guerre mondiale, c’était un camp de travail des Allemands. Des juifs y ont travaillé avant d’être déportés à Drancy et Auschwitz. Après la guerre, il est devenu un camp de stockage et de déminage de bombes et d’obus", précise Philippe Chalopin.

Lors d'une conférence de presse à la mi-journée, il a ajouté que ces "points sensibles étaient tenus", mais que le feu continuait "sa progression vers le sud". De nouveaux départs de feu et des reprises seraient, par ailleurs, en cours, depuis la fin d'après-midi. De nouvelles personnes, dont les habitations étaient menacées, ont été évacuées. Au total, ce serait environ 70 personnes qui ont été évacuées à cause de l'incendie : une vingtaine résidant dans un centre d'hébergement pour personnes handicapées, et 50 autres habitants, dont les habitations sont menacées par les flammes, selon le parquet.

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Des odeurs de fumée dues à l'incendie dans le Maine-et-Loire ont, par ailleurs, été ressenties jusqu'à Nantes. L’association de surveillance de la qualité de l’air en Pays de la Loire, Air Pays de la Loire, a relevé ce mardi matin une augmentation des particules fines sur les stations de mesures de Nantes.


Léa Prati

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