Maladie hémorragique épizootique : plus de 2100 foyers recensés, l'État au soutien des éleveurs

par I.N
Publié le 2 novembre 2023 à 17h36

Source : Sujet TF1 Info

La maladie hémorragique épizootique poursuit son expansion en France.
D'après le ministère de l'Agriculture, plus de 2100 foyers ont désormais été recensés, un millier de plus que la semaine dernière.
Le gouvernement promet le soutien de l'État aux éleveurs.

Le "Covid de la vache" n'en finit plus de se propager. D'après les données du ministère de l'Agriculture publiées ce jeudi, la maladie hémorragique épizootique (MHE), qui touche les bovins, a de nouveau bondi dans le pays. Quelque 2136 foyers ont été recensés par le gouvernement, soit près d'un millier de plus que le nombre enregistré une semaine plus tôt. La grande majorité des foyers est concentrée dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.

Si cette maladie transmise par des moucherons piqueurs, qui n'infecte pas les humains, n'entraîne pas la mort de la plupart des bovins, elle a tout de même des conséquences sanitaires. Dans l'élevage visité ce jeudi par le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, à Monein (Pyrénées-Atlantiques), près de Pau, sept vaches ont contracté la maladie : toutes ont perdu leur veau, et une est encore malade. "Cela fait trente ans que j'exerce et je n'avais jamais vu ça", explique à l'AFP le vétérinaire Éric Lamazou, évoquant une "tempête sanitaire." "Sur les 450 élevages à ma charge dans la zone, 200 ont déclaré la maladie."

"L'État sera au rendez-vous", promet Marc Fesneau

La MHE a aussi des conséquences économiques, perturbant notamment les échanges commerciaux. Les envois de bovins vivants vers l'Algérie sont par exemple toujours impossibles (en 2022, plus de 100.000 bovins et quelques dizaines de milliers d'ovins ont transité par Sète pour rejoindre en bateau l'Afrique du Nord ou le Moyen-Orient). Pour les autres exportations, elle entraîne des frais supplémentaires pour les éleveurs, comme du dépistage, des soins, ou encore une moins-value sur les animaux ne pouvant pas être exportés.

La Fédération nationale bovine, section spécialisée du syndicat majoritaire FNSEA, avait indiqué le 27 octobre dernier attendre des "annonces de l'État dans les plus brefs délais quant aux indemnisations dont ils doivent bénéficier". Elles sont arrivées ce jeudi. Dans un communiqué, le ministère de l'Agriculture évoque "le déploiement d'un plan d'action pour soutenir la filière et atténuer l'impact de cette maladie pour les éleveurs".

Les contours ne sont pas précisés, car "les mesures" devront être "affinées" avec "les professionnels". Le ministère indique simplement que l'État prendra intégralement en charge le coût du dépistage "en cas de suspicion clinique". "L'État sera au rendez-vous dans la prise en charge des uns et des autres", a insisté Marc Fesneau.


I.N

Tout
TF1 Info