Maladie hémorragique épizootique : le nombre de foyers en forte progression en France

par A.B. avec AFP
Publié le 6 octobre 2023 à 22h03, mis à jour le 6 octobre 2023 à 22h31

Source : Sujet TF1 Info

Cinquante-trois foyers de la maladie hémorragique épizootique ont été recensés en France, selon un bilan publié vendredi.
Une progression rapide et importante, selon le ministère de l'Agriculture.
Cette maladie, qui affecte principalement les bovins, touche désormais cinq départements français.

En huit jours, le nombre de foyers a été multiplié par trois. La France fait face à une importante progression de la maladie hémorragique épizootique (MHE), qui affecte principalement les bovins. Alors qu'au 29 septembre, 19 foyers avaient été recensés par le ministère de l'Agriculture, ce sont désormais 53  foyers qui sont dénombrés dans cinq départements du sud-ouest de la France, selon le dernier bilan publié par le ministère, jeudi 6 octobre.

Les premiers cas avaient été détectés le 21 septembre dernier dans trois élevages français situés dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantique. La maladie, qui n'affecte pas les humains, a été découverte aux États-Unis dans les années 1950. Le virus est transmis aux animaux par des moucherons piqueurs et s'est répandu en Asie, en Australie et en Afrique. La MHE est ensuite arrivée en Europe, en 2022, par l'Italie, avant de gagner l'Espagne et désormais la France. 

Des restrictions mises en place dans plusieurs départements

Au 5 octobre, l'Hexagone dénombrait 30 foyers dans les Hautes-Pyrénées, 12 dans les Pyrénées-Atlantiques, 8 en Haute-Garonne, 2 dans le Gers et 1 dans les Landes, a détaillé le ministère dans un communiqué. Par ailleurs, "un cas d'infection de cerf à la MHE a été décelé dans les Hautes-Pyrénées. L'animal se trouvait à proximité d'élevages bovins ayant eux-mêmes déclaré la maladie", selon le document. La maladie est bien plus mortelle chez les cervidés que chez les bovins. Elle est mortelle dans 90% des cas pour les premiers contre 1% pour les seconds.

Face à cette situation, les autorités ont étendu la liste des départements touchés par la zone réglementée à une partie de trois nouveaux départements : Aveyron, Dordogne, Hérault et la "zone de surveillance" concerne désormais entièrement ou partiellement 15 départements : elle inclut entièrement les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Gers, la Haute-Garonne, l'Ariège, le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne, et concerne également une partie de la Gironde, du Lot, du Tarn-et-Garonne, du Tarn, de l'Aude, des Pyrénées-Orientales, de l'Aveyron, de la Dordogne et de l'Hérault.

Alors que les importations vers l'Italie, la Grèce ou l'Algérie ont été suspendues, l'Espagne a repris ses échanges avec la France. Les mesures mises en place n'ont toutefois pas endigué la propagation de la maladie qui, selon le chercheur Stéphan Zientara, directeur du laboratoire de santé animale, cité par l'Agence nationale de sécurité sanitaire française (Anses), se propage sur le Vieux continent en raison du "changement climatique".

La hausse des températures "permet aux moucherons vecteurs de survivre dans nos régions" détaille le scientifique. De petits insectes qui ont pu être transportés à travers la Méditerranée par le vent. Aucun vaccin n'est encore disponible contre ce type de virus.


A.B. avec AFP

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