Nucléaire : la Cour des comptes alerte sur les "incertitudes" autour de la construction de nouveaux réacteurs

I.N. avec AFP
Publié le 18 novembre 2021 à 11h24
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Source : JT 20h Semaine

ÉLECTRICITÉ - Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron avait annoncé sa volonté de "relancer la construction de réacteurs nucléaires dans notre pays". Ce jeudi, la Cour des comptes alerte sur les "incertitudes" qui entourent ce nouveau parc.

Une promesse présidentielle qui suscite des interrogations. La Cour des comptes alerte ce jeudi sur les "incertitudes" pesant sur la capacité à construire un nouveau parc nucléaire, alors que le président de la République Emmanuel Macron vient de décider du lancement d'un nouveau programme d'EPR. La construction de nouveaux moyens de production électrique - qu'ils soient nucléaires ou renouvelables - "appelle des décisions à présent urgentes pour garantir notre approvisionnement à l'horizon de la décennie 2040", soulignent les magistrats dans une note thématique.

C'était déjà la conclusion du récent rapport du gestionnaire du réseau RTE, alors que le parc nucléaire français vieillit et que les besoins en électricité doivent augmenter pour réduire l'utilisation des énergies fossiles. À la suite de cette publication, Emmanuel Macron avait annoncé le 9 novembre dans son allocution le lancement d'un nouveau programme nucléaire. "Nous allons, pour la première fois depuis des décennies, relancer la construction de réacteurs nucléaires dans notre pays", avait déclaré le chef de l'État. La France construit pour l'heure un unique réacteur EPR de nouvelle génération, à Flamanville (Manche).

Jusqu'à "25 à 30" nouveaux réacteurs nécessaires ?

Rappelant "la dérive des délais de construction" de ce dernier, la Cour souligne "une incertitude en termes de capacité à construire un nouveau parc de réacteurs dans des délais et à des coûts raisonnables". EDF a fait à l'État une proposition pour construire dans un premier temps six nouveaux modèles d'EPR (EPR2) pour un coût de construction estimé à 46 milliards d'euros.

Mais les magistrats notent qu'il en faudrait beaucoup plus, jusqu'à "25 à 30", pour maintenir une part de 50% de nucléaire dans la production électrique au-delà de 2050. Cela nécessiterait "une mobilisation et un effort de redressement accélérés de notre industrie nucléaire" et poserait "la question du nombre de sites disponibles".

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