ENVIRONNEMENT - Une nappe d'hydrocarbures au large des côtes Corses continue d'inquiéter. Un dégazage illégal est fortement suspecté tandis qu'une enquête est ouverte.

C'est lors d'un exercice militaire aérien au large de Solenzara, à l'est de la Corse, qu'une pollution aux hydrocarbures a été repérée vendredi. La nappe sombre s'est approchée très rapidement, jusqu'à se trouver à environ 800 mètres des côtes. Dès hier, les autorités ont déclenché le plan de protection du littoral Polmar-Terre toujours maintenu ce dimanche. 

Fort heureusement, cette pollution s'éloigne peu à peu, même si la vigilance reste constante en raison notamment des vents et courants, susceptibles faire évoluer rapidement la situation.

"Un pur acte de délinquance écologique"

Le dégazage illégal d'un navire est très fortement suspecté, il s'agirait  s'il était avéré d'un "pur acte de délinquance écologique", a dénoncé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, venue sur les lieux avec la ministre de la Mer Annick Girardin. Situation d'urgence oblige, les plages ont été fermées sur une quarantaine de kilomètres et la pêche interdite, tandis que des moyens de protection du littoral à terre et en mer ont été déployés, avec le soutien de la marine nationale.

"Nous sommes plus rassurés à ce stade parce que la dérive éloigne la pollution de la côte. On a une pollution très morcelée qui est maintenant à une dizaine de kilomètres au large", a indiqué à l'AFP samedi soir la capitaine de frégate Christine Ribbe, porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée. Tout en précisant que la prudence restait de mise.

Trois navires suspectés

Sans tarder, une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie maritime, a indiqué Dominique Laurens, la procureure de Marseille, autorité compétente pour traiter les affaires de pollution maritime sur le littoral méditerranéen français. "Nous sommes arrivées ici bien déterminées à trouver ceux qui ont dégazé sauvagement. [...] Ce sont des voyous et ils devront être traités comme des voyous", a réagi Annick Girardin, très remontée. 

Trois navires présents dans la zone ont été identifiés et constitueraient des suspects potentiels. Des investigations vont être menées afin d'essayer d'identifier les auteurs de cette pollution.


TD avec AFP

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