Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Le taux de CO2 dans l'atmosphère atteint un nouveau record, malgré la pandémie

Maxence GEVIN avec AFP
Publié le 7 juin 2021 à 23h19
Images de pollution de la Sun Valley, aux États-Unis.

Images de pollution de la Sun Valley, aux États-Unis.

Source : DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AF

ALERTE - L'Agence nationale océanique et atmosphérique a prévenu lundi que le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère avait atteint un plus haut depuis qu'il avait commencé à être mesuré.

Le temps presse. Malgré la pandémie de coronavirus, la concentration de CO2 dans l'atmosphère a atteint son point le plus haut depuis que cet indicateur est mesuré (1958). Selon l'Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA), le seuil des  419 parties par million (ppm), unité de mesure utilisée pour quantifier la pollution dans l'air, a été franchi en mai 2021*. Quand bien même le mois de mai est généralement celui avec le plus fort de CO2, ce chiffre inquiète fortement les scientifiques dans un contexte où l'activité a largement ralenti du fait de la crise du Covid-19. "Il n'y a pas eu de signe observable dans les données des perturbations économiques mondiales causées par la pandémie de coronavirus", a indiqué dans un communiqué l'instance.

Si les données ne remontent que jusqu'à 1958, plusieurs preuves scientifiques semblent démontrer que ce taux "record" n'avait en réalité pas été atteint depuis des millions d'années. En effet, il serait "comparable" aux niveaux atteints "entre 4,1 et 4,5 millions d'années" plus tôt, "lorsque le CO2 était proche ou au-dessus des 400 ppm". Plusieurs études mettent en avant, qu'à cette époque, le niveau de la mer était plus élevé d'une vingtaine de mètres et de larges forêts occupaient plusieurs régions de l'Arctique. 

Une nécessaire action

"Nous ajoutons environ 40 milliards de tonnes de pollution au CO2 dans l'atmosphère chaque année", relève Pieter Tans, scientifique pour le NOAA. "Si nous voulons éviter un changement climatique catastrophique, la plus haute de nos priorités doit être de réduire la pollution au CO2 à zéro à la date la plus proche possible", assène-t-il. "Malgré des décennies de négociations, la communauté mondiale a été incapable de ralentir de façon significative, encore moins de renverser, les augmentations annuelles des niveaux de CO2 dans l'atmosphère", fustige encore l'agence américaine qui rappelle que ce gaz à effet de serre persiste dans l'atmosphère et les océans durant des milliers d'années. 

*Mesures effectuées à l'observatoire de Mauna Loa à Hawaï, où elles sont relevées depuis 1958.


Maxence GEVIN avec AFP

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