Sécheresse : 2022, une année historique

Sécheresse "historique" et été caniculaire : des effets jusqu'en 2023 sur l'agriculture ?

I.N
Publié le 3 octobre 2022 à 22h48
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Malgré le retour de la pluie en septembre, l'agriculture française subit toujours les effets de l'été sec et caniculaire.
D'après le ministère de l'Agriculture, la production de maïs grain et la pousse d'herbe sont par exemple déficitaires par rapport aux années précédentes.

L'agriculture française subit toujours l'été "historiquement" sec et chaud de 2022. Dans un communiqué publié ce lundi 3 octobre, le ministère de l'Agriculture confirme que "le bilan des récoltes des cultures d'été est en deçà des rendements habituels", après un quatrième comité de suivi de la situation de sécheresse dans le monde agricole. Le maïs connaîtrait sa "plus faible récolte depuis 1990", selon les prévisions du service de la statistique du ministère, avec 11,3 millions de tonnes de maïs grain produit.

Dans le détail, la production de cette denrée, essentiellement utilisée pour nourrir les animaux d'élevage, a chuté de 17,1% au 1er septembre par rapport à la moyenne sur 5 ans et de 25,4% par rapport à 2021. Le bilan de la pousse de l'herbe, qui nourrit les ruminants, est aussi déficitaire : "Alors qu'au 20 septembre, la pousse cumulée atteint normalement 88% de la pousse annuelle de référence, elle n'est que de 59% cette année", a indiqué le ministère. Pour le tournesol, la production n'est stable que grâce à "la hausse des surfaces".

Des conséquences jusqu'au printemps 2023 ?

"Les conséquences pour l'agriculture de cette sécheresse 2022 [...] pourraient être durables et peser sur le dépérissement de cultures pérennes ou la décapitalisation des cheptels au sortir de l'hiver prochain", a déclaré dans le communiqué Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture. "Des analyses a posteriori des effets d'autres sécheresses d'intensité comparable de 1976 et de 2003 ont montré que les effets sur la production laitière ont été ressentis de manière décalée, à l'hiver et surtout au printemps (-2 à -9% selon les régions)", explique encore le ministère.

Pour soutenir l'élevage laitier, particulièrement exposé aux conséquences de la sécheresse et de la canicule, et les agriculteurs les plus fragilisés, des indemnisations leur seront versées "dès le début novembre", une période avancée "de plusieurs mois par rapport au calendrier habituel".

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D'autant qu'en dépit du retour de la pluie et de températures plus fraiches, la situation dans les sols reste problématique. "La sécheresse des nappes et des sols est toujours d'actualité, et ce, malgré un mois de septembre relativement pluvieux", confirme le ministère de l'Agriculture.


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