Paris : la mairie renonce à des constructions controversées au pied de la Tour Eiffel

Julien Moreau avec AFP
Publié le 3 octobre 2022 à 6h40
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

La mairie de Paris avait pour ambition d’aménager les abords de la tour Eiffel d'ici à 2024.
Face aux nombreuses critiques des défenseurs de l’environnement, la mairie a décidé de revenir sur certains aspects du projet.
Elle a décidé de renoncer aux constructions aux pieds de la Dame de fer.

Depuis des mois, la mairie de Paris était vivement critiquée, par les oppositions municipales et les défenseurs de l’environnement, au sujet de son projet “ONE” qui avait pour ambition de réaménager les abords de la tour Eiffel. Ce dimanche 2 octobre, le premier adjoint à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé dans les colonnes du JDD, qu’il n’y aurait pas de constructions au pied de la Dame de fer.

Destiné à végétaliser et à piétonniser les abords de la  tour Eiffel, le projet ONE, présenté par la maire (PS) de la capitale Anne Hidalgo, devait notamment entraîner l'abattage d'une vingtaine d'arbres, certains centenaires selon les écologistes. La mairie y a renoncé en mai dernier, après les protestations de plusieurs associations et personnalités. “Aucun arbre centenaire ne sera abattu, nous en prenons l’engagement”, avait déclaré Emmanuel Grégoire.

Elle a donc également décidé d'abandonner quatre constructions prévues. "Je vous annonce que nous annulons purement et simplement tout projet de construction au pied de la tour Eiffel, tout en maintenant le projet paysager. Nous allons mettre en œuvre 95% du projet ONE, c'est-à-dire une continuité paysagère du Trocadéro au Champ-de-Mars, fidèle au dessin d'origine, respectueuse du patrimoine, avec moins de voitures et plus de nature", a déclaré Emmanuel Grégoire au JDD. "La philosophie d'ensemble reste la même", a insisté le premier adjoint chargé de l'urbanisme. 

Face au manque d’engouement concernant le projet et aux critiques répétées des opposants, Emmanuel Grégoire a confirmé que la mairie se devait de faire quelques concessions : "Nous ne cédons pas à la pression, nous souhaitons juste que notre projet ne soit pas parasité par des polémiques annexes. Disons que nous corrigeons les points irritants", a-t-il ajouté, en précisant que le budget du projet baisserait en conséquence de 107 à 100 millions d'euros.

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Toutefois, ce n’est pas parce que la mairie de Paris a renoncé à ces constructions, que les oppositions changent d’avis à propos du projet "ONE". "Ce projet funeste est dangereux. S’il se produit un attentat ou une catastrophe, les secours ne pourront plus accéder au Trocadéro. Tout l’arrondissement sera asphyxié. Le préfet Didier Lallement s’y était opposé, je vois mal Laurent Nunez revenir sur cette décision", a déclaré Francis Szpiner, le maire du 16e arrondissement de Paris.

De son côté, Rachida Dati, maire du 7e arrondissement depuis 2008, a envoyé un courrier à Emmanuel Grégoire, selon le JDD, en exigeant un nouveau projet sur la base d’une concertation renouvelée.


Julien Moreau avec AFP

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