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VIDÉO - Et si les cheveux avaient le pouvoir de chasser les sangliers, destructeurs de cultures ?

V. Fauroux - Reportage vidéo : Florian Litzler, Julien Clouzeau et Marine Giraud
Publié le 11 juillet 2022 à 11h15
JT Perso

Source : JT 20h WE

Les sangliers se sont considérablement reproduits ces dernières années, jusqu'à devenir une espèce invasive.
Ils peuvent aller jusqu'à ravager des jardins et des exploitations agricoles.
Heureusement, des techniques répulsives originales existent.

Antoine Migeon, directeur d'un golf, a une arme secrète contre les sangliers. Elle n'est pas toxique, elle est gratuite. On ne la trouve pas sur les arbres, mais sur nos têtes. "Il s'agit d'un sac de 50 litres de cheveux que nous sommes allés chercher chez notre coiffeur et on répand ça sur tout le pourtour du golf", explique-t-il dans la vidéo du JT de 20H en tête de cet article. Une solution bien curieuse pour un problème grave. 

Son terrain de golf est régulièrement labouré par les sangliers. Mais depuis qu'il a installé sa barrière de cheveux, les incursions des animaux sont beaucoup plus rares. Convaincu, le propriétaire a encore voulu améliorer son système. "On a su aussi que le cheveu avait un taux d'absorption important. Donc ce que l'on fait, c'est qu'on met les cheveux dans un bas que l'on vient asperger de parfum. Résultat, on peut être quinze jours tranquille sans avoir à retourner épandre des cheveux", poursuit-il. 

Les odeurs humaines apeurant les sangliers. 

"Ils ont tout détruit"

Filmés dans un champ par un agriculteur, les sangliers pullulent de plus en plus au milieu des récoltes. Ils sont en quête de nourritures et peuvent faire beaucoup de dégâts. Dans un champ de l'Oise, par exemple, les blés sont régulièrement écrasés. "Les animaux ont carrément joué sur toute une partie. Ils n'ont pas forcément mangé le blé, mais juste en jouant, en faisant des ronds, ils ont tout détruit. Du coup, pour l'exploitant, c'est forcément un préjudice financier puisque c'est ce qu'il ne pourra pas récolter", explique Hubert Choteau, responsable du service Prévention des dégâts de gibiers, à la Fédération départementale des chasseurs de l'Oise. 

À chaque fois, ce sont quelques mètres carrés, mais le problème, c'est que les dégâts s'additionnent. Et à la fin, les zones abimées sont nombreuses. "Un autre exploitant a subi l'année dernière 90.000 euros de dégâts, c'est quand même un gros préjudice", précise Hubert Choteau.

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En France, ce sont les fédérations de chasse qui compensent financièrement les pertes des agriculteurs dues aux gibiers. Ce sont elles qui font les comptent et qui cherchent à prévenir les dégâts avec un autre système, des enceintes placées directement dans les champs. "C'est un répulsif à ultra-sons qui émet par les trois hauts-parleurs des fréquences variables qui vont arriver à la hauteur des animaux pour éviter qu'ils s'accoutument à venir dans les parcelles. C'est un bruit qui est dérangeant pour eux, pas du tout agréable", détaille Hubert Choteau.

Une prévention vitale, car les sangliers se sont multipliés ces dernières années. Au point que si la situation perdure, certains agriculteurs risquent désormais la faillite. 


V. Fauroux - Reportage vidéo : Florian Litzler, Julien Clouzeau et Marine Giraud

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