Énergie : une fin d'année sous le signe de la sobriété

Impact CO2, nouvel outil pour calculer son empreinte carbone numérique

Publié le 30 novembre 2022 à 17h11
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

L’Ademe a conçu un outil permettant de visualiser la pollution engendrée par la fabrication et l’utilisation des objets du quotidien.
Parmi eux, l’usage des outils numériques, qui ne pèse pas grand-chose dans les émissions de CO2.

Pour mieux se représenter les conséquences environnementales de nos habitudes du quotidien, un outil a été spécialement développé par l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, en partenariat avec son service de données ouvertes, Datagir. 

Ce simulateur, nommé Impact CO2, permet de visualiser combien rejettent d’émissions de CO2 la production et l’usage de nos objets chaque jour, de l’eau que nous buvons aux moyens de transport que nous prenons, jusqu'aux outils numériques que nous affectionnons. Justement, l’empreinte carbone du numérique est sujette à de nombreux débats et approximations. Cet outil permet de transposer la pollution générée par les outils numériques à d’autres types de pollution, comme la consommation de viande de bœuf ou un trajet en voiture. 

Par exemple, envoyer environ 100 emails par semaine sur son smartphone, consommer 7h de streaming sur son ordinateur et participer à 10h de visioconférence sur son ordinateur équivaut à 0,4 kg équivalent CO2 (CO2eq). Soit 22 kg CO2eq par an, ce qui représente autant d’émissions que pour parcourir 99 km en voiture, produire 3,5 t-shirts et 3,3 repas avec du bœuf. Dans le détail, l’envoi de 3172 emails émet "seulement" 0,4 kg CO2eq sur une année, la participation à 728 heures de visioconférence émet 6 kg CO2eq et le visionnage de 520 heures en streaming, 15 kg CO2eq. 

Les différentes pollutions engendrées par ces pratiques, calculées par l'Ademe
Les différentes pollutions engendrées par ces pratiques, calculées par l'Ademe - Ademe/Datagir

En réalité, et comme nous le voyons ici, l’usage des outils numériques ne représente pas grand-chose en termes d’émissions de CO2. De même que trier sa boite mail et supprimer régulièrement ses messages, comme incite à le faire le gouvernement dans sa campagne de sobriété. Les supprimer reste malgré tout une bonne idée, même si les économies sont minimes, comme nous le développions ici

À ce titre, l’Ademe confirme que "la majorité de votre empreinte numérique provient de la construction de vos appareils et pas de l’usage de ces derniers". En comparaison, la construction d’un smartphone représente 31 kg CO2eq, tandis que celle d’une télévision est évaluée à 350 kg CO2eq et celle d’un ordinateur fixe revient même à 417 kg CO2eq. Comme le soulignait à TF1info Frédéric Bordage, fondateur du groupe d’experts indépendants sur le numérique GREEN IT, la fabrication d’un appareil, qui nécessite des ressources importantes comme l’eau ou de l’énergie, représente deux tiers à trois quarts de son empreinte environnementale, tandis que le reste concerne seulement son utilisation.


Caroline QUEVRAIN

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