La fonte du Groenland rend inévitable une forte élévation de la mer, même si le changement climatique s'arrête

Annick Berger avec AFP
Publié le 29 août 2022 à 23h21
JT Perso
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Source : TF1 Info

Selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, la fonte de la calotte glaciaire au Groenland pourrait avoir été sous-estimée.
Même si le réchauffement de la planète s'arrêtait, elle entraînerait une hausse importante du niveau de la mer.
Une prévision "alarmante" pour les scientifiques.

C'est l'un des points les plus sensibles face au changement climatique. Selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, lundi, la fonte déjà entamée de la calotte glaciaire au Groenland va entraîner une hausse importante du niveau de la mer, et ce, même si le réchauffement de la planète s'arrêtait demain. Une prévision "alarmante", selon les scientifiques. 

Les glaciologues à l'origine de l'étude ont constaté que la hausse des températures actuelles, indépendamment de toute pollution supplémentaire causée par les énergies fossiles, allait entraîner au minimum une perte de 3,3% du volume de la calotte au Groenland, soit une augmentation de 27,4 centimètres du niveau de la mer.

Une hausse de 78 centimètres de la mer

Pour le moment, les chercheurs n'ont pas réussi à définir un calendrier précis, mais la majeure partie de cette hausse pourrait se produire d'ici à 2100. Ce qui signifie que les prévisions actuelles seraient sous-estimées. Un phénomène d'autant plus inquiétant que les estimations des scientifiques se basent sur une limite basse. Elles ne prennent en effet pas en compte du réchauffement futur. "Il s'agit d'une limite inférieure prudente. Il suffit que le climat continue à se réchauffer autour du Groenland pour que l'effet soit plus important", a détaillé à l'AFP l'auteur principal, Jason Box, du Service national de géologie du Danemark et du Groenland (GEUS).

Selon les scénarios les moins optimistes, si les niveaux de fonte extrêmes observés en 2012 se reproduisaient chaque année, l'élévation du niveau des eaux pourrait même atteindre 78 centimètres et signer la disparition de vastes étendues de terre de faible altitude et détruire le lieu de vie des populations qui y résident. 

Un défi pour l'avenir

Dans son rapport de référence de 2021, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a estimé que, dans le pire scénario d'émissions de gaz à effet de serre, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland contribuerait à hauteur de 18 cm à l'élévation du niveau de la mer d'ici à 2100. L'autre source majeure de montée des eaux étant la fonte de la calotte de l'Antarctique, où la fonte du glacier de Thwaites inquiète les scientifiques. Dans une interview pour Les Échos, en juillet dernier, Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur pour les pôles et les enjeux maritimes, estimait ainsi que "les données que nous avons au Groenland et en Antarctique montrent une accélération de la fonte des glaces. Si l'Antarctique lâche, ont ne parle plus d'un mètre, mais deux, voire plus". 

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Un constat partagé par Jason Box, qui estime que si le changement climatique fait naître des menaces plus immédiates, telles que l'insécurité alimentaire, l'accélération de l'élévation du niveau de la mer va à son tour devenir un défi.  "C'est dans quelques décennies qu'elle s'imposera à l'ordre du jour, car elle commencera alors à déplacer de plus en plus de personnes", a-t-il déclaré.

Dans son rapport de 2022 sur les impacts climatiques, le Giec a déclaré que même si le réchauffement se stabilisait entre 2°C et 2,5°C, "les littoraux continueront à se redessiner au cours des millénaires, pouvant affecter au moins 25 mégapoles et noyer les zones de faible altitude" où vivaient en 2010 jusqu'à 1,3 milliard de personnes.


Annick Berger avec AFP

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