De plus en plus de personnes pratiquent la pêche à l'aimant pour nettoyer nos cours d'eau.
Que trouve-t-on exactement ?
Que prévoit la réglementation ?

Au beau milieu de la ville de Chateaulin (Finistère), sur le bord du canal, de drôles de pêcheurs lancent leurs cordes et tout au bout, pas d'hameçon. Ils emploient un aimant qui ramène à la surface les déchets métalliques immergés. Nicolas a une touche. "Maigre butin" toutefois pour l'instant : "Une serrure, le gonds de la porte..." Dans les seaux, il y a beaucoup de ferraille. Mais les cours d'eau révèlent parfois des petits trésors, comme ce portefeuille tout droit sorti des années 80. Et ce n'est pas tout, il y a un fameux ticket de jeu de l'époque à l'intérieur, dont l'histoire ne dit pas s'il était gagnant.

"Il faut avoir le petit coup de main"

Benoît Arthaud a déjà connu de plus gros poissons : des vélos, des moteurs ou encore des panneaux de signalisation. Il est devenu mordu de cette pratique depuis maintenant trois ans. "Ça s'appelle la pêche à l'aimant mais je préfère parler de dépollution".

Une activité totalement légale à condition de se déclarer à l'administration au préalable. Depuis plusieurs années, les amateurs défilent au bord de l'eau. Ghislaine tente ses premiers lancers. "Faut avoir le petit coup de main pour le lancer, il faut savoir sentir la tension sur le fil, donc il y a pas mal de choses techniques, mine de rien." Sur le pont, ce loisir insolite intrigue les passants. 

À la fin de la journée, rien ne reste sur les quais. Certaines trouvailles sont gardées en souvenir. Le reste est destiné à la déchetterie ou revendu chez un ferrailleur.


La rédaction de TF1 | Reportage Chloé Ebrel, Julie Jeunemaître

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