Cela fait maintenant plus de 31 jours qu’il n’y a eu de véritable pluie dans l’Hexagone.
Les précipitations prévues par Météo-France dans les prochains jours ne seront pas suffisantes pour compenser.
Cet épisode de sécheresse hivernale inédit pourrait avoir des conséquences préoccupantes.

Cours d’eau asséchés, sols craquelés, lacs évaporés. Nous sommes en plein cœur de l’hiver, et pourtant, on se croirait déjà en plein mois d'août. Depuis maintenant plus de 31 jours, la France n’a connu aucune véritable pluie. Selon Météo-France, notre pays a battu ce mardi le précédent record établi au printemps 2020. Certes, des précipitations sont attendues ce mercredi dans le sud. Quoi qu’il arrive, les spécialistes du climat parlent déjà d'un des mois de février les plus secs jamais enregistré. 

Pourquoi cette sécheresse est-elle un record ?

Difficile de ne pas s’en apercevoir. Dans les trois-quarts de l'Hexagone, il n’est tombé qu’un millimètre d’eau par jour en moyenne en un mois. Plusieurs départements sont déjà en situation d’alerte. Du jamais-vu en cette saison. "On accumule à chaque fois un déficit de précipitations et, au bout d’un moment, cela finit par peser avec des sols qui sont très secs pour la saison", souligne Matthieu Sorel, climatologue chez Météo-France, dans la vidéo en tête de cet article. 

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Quelles en sont les conséquences ?

Avec des nappes phréatiques à sec, les sols seront incapables d’absorber les futures pluies. C’est ce qu’on appelle l’effet de ruissellement. Les inondations seront donc les premières conséquences. L’autre risque, ce sont les incendies qui pourraient être plus intenses l'été prochain. Le manque de pluie menace également les cultures, en particulier celle de la pomme de terre, qui est très gourmande en eau.

La pluie attendue suffira-t-elle ?

La pluie fera son retour dès aujourd’hui mais ans parvenir à remplir les nappes phréatiques. Elles se sont tellement vidées ces derniers mois que les précipitations ne rehausseront que partiellement leurs niveaux. Par conséquent, les rivières risquent, elles aussi, d'être à sec. "Il nous faudrait trois à quatre semaines de pluie continue pour espérer rattraper le retard que l’on a depuis le mois de septembre dernier", explique Laurent Rippert, directeur du syndicat mixte des vallées de l'Orb et du Libron.


M.D. | Reportage Emilie Spertino, Antoine Cazabonne et Audrey Delabre

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