Le 13H

VIDÉO - "On ramasse tout ce qu'on peut" : le cri d'alerte de pêcheurs bretons face à la pollution en mer

La rédaction de TF1info | Reportage M. Pirckher, J. Denniel
Publié le 11 février 2022 à 18h03
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Chaque jour, les pêcheurs du Guilvinec (Finistère) sont les témoins d'une mer de plus en plus polluée.
Alors que se tient actuellement un sommet pour la sauvegarde des océans, ils lancent un cri d'alerte.
Le 13H de TF1 est allé à leur rencontre.

D'innombrables déchets dans les filets : des canalisations, du baril, des pots de peinture, du plastique... C'est ce que présente le reportage du 13H de TF1 en tête de cet article grâce à des images envoyées par téléphone portable. Bruno Le Gall, patron pêcheur du navire Bara ar vro, actuellement en mer, tire la sonnette d'alarme. 

"On ramasse tout ce qu'on peut. Il y a encore du poisson, mais est-ce que dans 10 ou 20 ans, si ça continue, il n'y aura pas davantage de plastique que de poisson ?", interroge-t-il.

"C'est une perte de temps et d'argent"

Cette pollution maritime touche tous les patrons pêcheurs de chalutiers comme Mickaël Roget, aux commandes du navire Bara breizh. Il rentre au port du Guilvinec (Finistère), sur la pointe bretonne, après quinze jours de mer. À son bord, 34 tonnes de poisson et sur le pont, plusieurs caisses de déchets qu'il faut débarquer.

"Des vieilles bottes, du matériel de pêche, (...) des filtres à gazole", énumère-t-il, chiffrant le total à "peut-être 800 kilos, une tonne." "Et encore, il y a des endroits où l'on pêche davantage de ****** que ça. C'est comme si on jetait ça dans la nature chez nous, c'est pareil", poursuit-il.

Ramasser les déchets en mer impacte l'activité des pêcheurs. "C'est une perte de temps. Par exemple, si le chalut craque, automatiquement ça fait de la réparation. C'est une perte de temps et d'argent", explique-t-il aussi. 

Lire aussi

Une fois pêchés, tous ces détritus sont acheminés à la déchetterie du port afin d'être triés. Pour certains, ils seront ensuite envoyés dans des filières de recyclage. "Le traitement de ces déchets représente environ 100.000 euros par an. Les professionnels y contribuent financièrement au travers d'une taxe portuaire", explique Philippe Le Carre, directeur des ports de Cornouaille. 

Chaque jour, plus de 100 tonnes de plastique seraient déversées dans les eaux françaises.


La rédaction de TF1info | Reportage M. Pirckher, J. Denniel

Tout
TF1 Info