Sécheresse : 2022, une année historique

Les orages vont-ils suffire à effacer la sécheresse ?

La rédaction de TF1info | Reportage vidéo : Alice Bacot, Charles Arrigoni, Emma Alonso
Publié le 16 septembre 2022 à 11h58
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Face aux images de déluges et d’inondations des dernières semaines, les nappes phréatiques, au plus bas après des mois de sécheresse, vont-elles se remplir rapidement ?
La réalité est plus complexe pour les cultures et les réserves d’eau.

Elle a fait son retour après des mois de sécheresse. Ces dernières semaines, de très fortes pluies ont été observées un peu partout à travers l'Hexagone. Malheureusement, c'est déjà trop tard pour les cultures. Pour David Mouysset, vigneron au domaine “Les Anges de Bacchus” à Vailhauquès (Hérault), le mal est fait. "Le raisin est dans un état de dessèchement tellement avancé qu'il est irrécupérable. On a à peu près 50% de pertes", déplore-t-il dans la vidéo en tête de cet article.

Pour les cépages plus tardifs, il reste un espoir. David Mouysset a décidé de retarder la récolte pour les laisser profiter de ces seules gorgées d’eau. "On essaye de faire en sorte que la machine se remette en route", dit-il.

Des sols déjà saturés

Plus de 100 millimètres de pluie sont déjà tombés dans les cultures de l'Hérault. Une bonne nouvelle en apparence, mais pour Loïc Debiolles, ingénieur viticole, il faut désormais être vigilant. En effet, les prochains orages pourraient faire de gros dégâts. "Le sol est déjà saturé, ça va être très localisé en fonction des topographies et des situations des parcelles mais on peut retrouver des parcelles qui peuvent être totalement inondées. Dans ce cas-là, on court à la destruction totale", prévient Loïc Debiolles.

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Les sols sont gorgés d’eau mais malheureusement, les nappes phréatiques sont loin d’être remplies. Par exemple, dans la commune de Saint-Marcel-de-Careiret (Gard), le forage, qui puise l’eau plusieurs mètres sous terre, ne parvient toujours pas à remplir la cuve communale. Et les dernières pluies n’ont absolument rien changé. Alors, chaque vendredi, des camions-citernes font des allers-retour pour approvisionner la commune. "Actuellement, la cuve doit être à 150 mètres cube d'eau mais si on n'amène pas de camions-citernes, le week-end, nous n'avons pas assez de réserve", nous explique Jacques Roure, adjoint en charge de l'eau à la mairie de Saint-Marcel-de-Careiret. 

Le village attend donc les prochaines précipitations avec impatience. Pour l'instant, il est impossible de savoir quand les nappes phréatiques suffiront pour alimenter en eau les 800 habitants de la commune.


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo : Alice Bacot, Charles Arrigoni, Emma Alonso

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