Emmanuel Macron a présenté ce jeudi le "plan eau" du gouvernement afin de mieux utiliser cette ressource essentielle.
Car même en plein hiver, la sécheresse a commencé à impacter certaines régions.
Malgré des précipitations en mars, des restrictions ont été imposées dans plusieurs départements.

Le mois de mars avait été présenté comme crucial. Après un hiver marqué par 32 jours sans pluie et des nappes phréatiques à des niveaux particulièrement bas, les précipitations de ce dernier mois devaient apporter un répit avant la période estivale. Si des précipitations ont effectivement été constatées un peu partout en France, des départements restent concernés par des restrictions d'eau.

Les Bouches-du-Rhône, en situation de crise

Alors qu'au 28 février, deux départements étaient placés en vigilance, 20 sont désormais à ce seuil d'alerte. Il s'agit de l'Ariège, du Calvados, de la Corrèze, de la Creuse, de l'Eure, du Gard, du Gers, de la Haute-Garonne, de la Haute-Savoie, des Hautes-Pyrénées, de l'Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher, du Lot-et-Garonne, de la Marne, de la Sarthe, de la Savoie, de la Seine-et-Marne, du Val-de-Marne, du Vaucluse et de l'Yonne. Pour ces départements, seule une incitation à économiser de l'eau est émise par les préfectures concernées.

Au 30 mars, selon le site du ministère de la Transition écologique, 6 départements ont été passés en alerte : les Alpes-de-Haute-Provence, la Drôme, la Haute-Saône, l'Isère, la Vienne et les Yvelines. 5 départements sont, eux, en alerte renforcée : l'Ain, l'Aude, l'Oise, les Pyrénées-Orientales et le Var. Ces seuils d'alerte impliquent des restrictions de prélèvement d'eau. Enfin, les Bouches-du-Rhône sont considérées comme étant en crise. Cela implique que tout prélèvement en eau non prioritaire est interdit dans la zone concernée.

Malgré les précipitations du mois de mars, la situation semble donc s'être aggravée, avec 18 nouveaux départements en vigilance. Au 28 février, l'Ain était en alerte renforcé, ce qui est toujours le cas aujourd'hui, comme dans les Pyrénées-Orientales et dans le Var. La Haute-Savoie est toujours en situation de vigilance. L'Isère, qui était en alerte renforcée, est désormais passé en alerte seulement. La Savoie, en alerte, a été rétrogradée au seuil de vigilance, comme l'Indre-et-Loire, en crise et qui est passée en vigilance.

Concernant les nappes phréatiques, le Bureau des recherches géologiques et minières, qui surveille leur niveau, n'a pas encore fait le bilan du mois de mars, en intégrant les nouvelles précipitations qui ont eu lieu. Au 1er mars, l'organisme public notait néanmoins une situation "dégradée", estimant par ailleurs que "la reconstitution des stocks d'ici le printemps restent difficilement envisageable sur les nappes réactives (les plus sensibles à la pluie, NDLR) affichant des niveaux très bas".


A. Lo.

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