Les représentants des 50 sites industriels les plus polluants de l'Hexagone étaient réunis mardi à l'Élysée.
L'État propose de les aider à hauteur de 10 milliards d'euros en échange d'un effort visant à décarboner leurs activités.
Une tâche pas si simple, comme l'ont constaté les équipes du 20H de TF1 dans deux usines ayant déjà entamé leur transition écologique.

Comment réduire l'empreinte carbone d'une usine de 7000 m² qui fabrique des pièces pour l'aéronautique et qui consomme autant d'énergie qu'une ville de 10.000 habitants ? Rémy Marchand, président-directeur général de Stae, nous emmène là où l'entreprise va réaliser l'un des plus gros investissements de son histoire. D'ici un an, pour 500.000 euros, le toit sera recouvert de panneaux solaires. L’État devrait prendre une partie à sa charge.

Pour polluer moins, l'usine a déjà sorti le carnet de chèques. 300.000 euros pour refaire l'isolation du site et moins chauffés au gaz, 12.000 euros pour récupérer la chaleur rejetée par ces machines et qui aujourd'hui est expulsée dehors. Au total, ces investissements ont permis de baisser le taux de CO2 de 10 à 15%. Pour aller plus loin, il faudrait des machines plus économes. Machines qui n'existent pas pour l'instant.

Décarboner l'industrie française, on s'y attèle aussi dans cette usine de fabrication de tabac où les équipes du 20H de TF1 se sont rendues. Une industrie dans laquelle beaucoup de chaleur est nécessaire pour sécher les feuilles. C'est la même chose pour toute l'industrie du papier. Avant, on chauffait au gaz. Désormais, on utilise des déchets de l'industrie forestière avec une chaudière biomasse.

L'entreprise voudrait faire la même chose pour ses deux autres sites de production. Mais pour ça, il faut de l'argent. Si le projet est validé. Le groupe devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici à 2030.


TF1 | Reportage Thomas Jarrion, Pascal Rousset, Laura Baqué

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