La production mondiale de vin est au plus bas depuis 1961.
Dans l'Hexagone, on observe que de plus en plus de viticulteurs changent de culture.
Ils ne sont pas les seuls à sauter le pas.

Des pieds de vignes arrachés, ses cépages ne sont plus rentables. Presque la moitié d'un domaine est déracinée, avec un petit pincement au cœur pour le viticulteur. Mais c'est avant tout un soulagement. Il espère se sortir d'une crise économique. "Des vins en vrac en Côtes du Rhône qui se vendaient entre 160 et 200 euros l'hectolitre sont passés à 80-90 euros l'hectolitre l'année dernière donc il y a une surproduction qui fait que le vin ne se vend plus", analyse James Samson, viticulteur au "Domaine Chastel Samson" La demande de vin rouge a chuté drastiquement ces dernières années, au profit du rosé ou du blanc.

Alors pour se diversifier, James Samson cultivera bientôt des truffes. Il est en pleine formation. La culture de la truffe est très rentable. Charles Rouhier, trufficulteur, nous explique : "Le prix de la truffe, généralement, varie entre 450 à 500 euros le kilo. Sur un hectare, on doit capable au bout de 12, 13 ans de produire 30 à 50 kilos de truffes". La trufficulture entraîne moins de charges que la vigne, consomme moins d'eau et ne nécessite presque pas de mains d’œuvre.

Des agriculteurs forcés de se diversifier, c'est aussi le cas au plateau de Valensole. Un producteur de lavande a transformé une partie de sa parcelle en élevage bovin pour s’assurer des revenus plus réguliers. 

Pour aider les producteurs de lavande, le gouvernement a débloqué l'été dernier une aide exceptionnelle de neuf millions d'euros.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Paul Géli, Marouanne Jit, Philippe Fontalba

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