Le littoral méditerranéen est à nouveau envahi par les vélelles.
Ces cousines des méduses, qui gâchent le paysage, dégagent également une odeur nauséabonde.
De quoi perturber les touristes, mais surtout les personnes qui travaillent dans la zone, comme l'a constaté une équipe de TF1.

Elles gâchent le décor paradisiaque des calanques. Les vélelles ont à nouveau envahi le littoral marseillais. Cousines des méduses, ces drôles de bestioles bleues et blanches se sont échouées par milliers sur les plages. Si elles ne sont ni dangereuses, ni urticantes, elles dégagent en revanche une odeur pestilentielle lorsqu'elles sont en décomposition. "C’est très malodorant, c'est désagréable", confirme une visiteuse des calanques de Sormiou dans le reportage de TF1 ci-dessus. "Ça sent l'œuf pourri", renchérit une autre. 

De quoi rendre l’atmosphère irrespirable, et la vie impossible pour les habitants des cabanes aux alentours. "Ça remonte dans les chambres, ça remonte dans tout le bâtiment. On se réveille en plein milieu de la nuit avec l’odeur des animaux en décomposition", se désole un jeune homme. 

On a cru qu’il y avait des poissons morts près du restaurant
Alexis Debray, responsable de salle dans un restaurant

Les vélelles gâchent le paysage pour les touristes, mais aussi pour tous ceux qui travaillent. À l'image de ce photographe contraint de modifier son shooting publicitaire. "J'avais prévu de cadrer avec l'eau turquoise, mais je vais devoir cadrer plus haut avec les calanques et les rochers", nous explique-t-il.

Idem pour ce restaurant panoramique, qui ne peut compter que sur l’orientation des vents pour sauver son service. "Hier en arrivant, on a cru qu’il y avait des poissons morts près du restaurant. Aujourd’hui, ça va, il y a le mistral", assure Alexis Debray, responsable de salle de l'établissement Le Château de Sormiou.

Il y a un mois, ce phénomène s'était déjà produit dans la région. Serait-il lié au dérèglement climatique ? Non, c'est un phénomène normal, assure Delphine Thibault, enseignante et chercheuse en océanographie. "Il ne faut pas prendre ça comme une menace. Ce sont des animaux qui n’ont aucune capacité à se déplacer et qui s’échouent sur nos places alors qu’ils préféreraient rester au large", indique l'experte. L’odeur ne durant que quelques jours, il faut juste prendre son mal en patience. 


La rédaction de TF1info | Reportage Paul Géli et Sylvain Fargeot

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