REPORTAGE - "Des fois, on ne peut plus marcher sur le trottoir" : l'enfer de la collecte des déchets en Dordogne

par La rédaction de TF1 TF1 | Reportage Bastien Delaubert, Baptiste Sisco
Publié le 9 avril 2024 à 12h27

Source : JT 20h Semaine

En 2025, finis les poubelles grises ou jaunes devant chaque maison ou immeuble, et place aux poubelles partagées.
Et pour que chacun réduise sa quantité de déchets, une tarification incitative sera également mise en place.
Mais la mise en pratique est loin d'être simple. Exemple à Périgueux en Dordogne, où s'est rendue une équipe du 20H de TF1.

À Périgueux (Dordogne), deux solutions pour vider ses poubelles : le bac individuel ou le conteneur collectif. Deux nouveaux systèmes et beaucoup de mécontents. Exemple, dans le centre-ville, dimanche soir, des dizaines de poubelles débordent sur le trottoir. "Des fois, on ne peut même plus marcher le trottoir", se plaint un jeune habitant. 

Sur place, chaque habitant a le droit à un nombre limité de sacs par an. Il faut badger pour chaque poubelle jetée, mais beaucoup de conteneurs sont hors service, saturés ou vandalisés. "Je mets ma carte, j'essaye, c'est plein, qu'est-ce que je peux de plus ? Que je remonte ma poubelle chez moi pour la semaine ? Non", s'indigne une habitante dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article.

Une prolifération de rats

L'entreprise du service d'extermination des nuisibles Allo 3D, est de plus en plus appelée par les particuliers, pour lutter contre la prolifération des rats. Comment expliquer une telle situation ? Pour le gestionnaire du ramassage des poubelles, il faut installer plus de conteneurs : "Il en manque deux tiers, forcément ça ne pas être propre".  L'autre cause, selon Pascal Protano, président de SMD3, c'est l'incivilité. Une brigade est donc chargée de traquer, de fouiller les poubelles abandonnées, à la recherche d'indice. Ce jour-là, une adresse et un nom sont retrouvés à l'intérieur des poubelles. L'habitant identifié va donc recevoir un PV à 122 euros. 

Jean-Luc a une poubelle individuelle mais n'a le droit qu'à 20 ramassages par an. C'est la règle pour une famille de quatre personnes. Nicole Auclerc, retraitée opposée à la redevance incitative, vit seule. Elle n'a droit qu'à 16 ramassages par an. Une poubelle, toutes les trois semaines. Pour ne pas être envahie par les mauvaises odeurs, elle a dû trouver une solution. Elle met ses déchets dans un sac en plastique et le met dans son frigidaire, jusqu'à la prochaine poubelle qu'elle va jeter.


La rédaction de TF1 TF1 | Reportage Bastien Delaubert, Baptiste Sisco

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