VIDÉO - "C'est juste monstrueux" : les images des spectaculaires éboulements dans le Cantal

par La rédaction de TF1info | Reportage Colyne Emeriau, Patrick Delannes
Publié le 15 mars 2024 à 10h54, mis à jour le 15 mars 2024 à 15h19

Source : JT 20h Semaine

Les intempéries des dernières semaines ont provoqué d'impressionnants effondrements dans certains départements.
Dans le Cantal, 455 sites sont placés sous surveillance.
Des portions de route se sont effondrées.

Une route où circulent 5000 véhicules par jour s'est effondrée sur près de 40 mètres à Saint-Cernin (Cantal). Elle a été fermée quelques heures seulement avant l'incident, la faute aux précipitations, d'abord, avec près de 140 millimètres d'eau tombée en février, soit le double des moyennes de saison, et l'hiver particulièrement doux ensuite. 

"On risque d'avoir la multiplication de ces phénomènes dans les années à venir. Ce sont des routes anciennes. Depuis dix ans, le budget consacré aux instabilités de terrain a quadruplé", explique Michel Delmas, ingénieur chargé de l'investissement routier au département.

Dans le Cantal, 455 points sont sous surveillance et les incidents, comme celui-ci, sont plus fréquents : trois fois plus qu'il y a quinze ans.

On ne sait pas comment on va pouvoir financer la remise en état d'un tel ouvrage
Le maire de Carlat

À 40 kilomètres de là, la seule route qui dessert les habitations du hameau de Celles, à Carlat, s'est, elle aussi, effondrée. Les habitants ne peuvent plus rentrer chez eux. "C'est juste monstrueux ! Il y a une dizaine de jours, ça s'était déjà affaissé d'à peu près quatre mètres et on s'est dit 'ça craint un peu'. Et puis trois jours après, c'est parti", témoigne l'un d'eux. Un chemin était déjà surveillé, car la terre est composée d'argile, une matière sensible à la sécheresse et aux précipitations.

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Yves Alexandre, le maire du village, doit maintenant trouver les fonds pour financer près de 300.000 euros de travaux. "On se retrouve face à beaucoup d'interrogations financières parce qu'on ne sait pas comment on va pouvoir financer la remise en état d'un tel ouvrage", déplore-t-il. Il faudra attendre deux à trois ans avant de reconstruire totalement les routes.

 


La rédaction de TF1info | Reportage Colyne Emeriau, Patrick Delannes

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