Des scientifiques viennent de réaliser un inventaire inédit de la faune qui vit sous la Méditerranée, et les résultats sont encourageants.
Des espèces réapparaissent et la pollution diminue.
Une équipe de TF1 se penche sur cette étude depuis Marseille.

Elle reprend de ses couleurs. La mer Méditerranée est en meilleure santé. À Marseille, la nouvelle fait des heureux et soulage les amoureux de la mer : "Je suis super contente parce que moi, j'adore la mer, et que c'est important, c'est un élément primordial pour notre avenir et celui de nos enfants", lance une femme sur la plage. "Moi qui nage beaucoup, ça fera plaisir si on voit plus de poissons dans l'eau", ajoute un baigneur. Un retraité assis sur une chaise pliante se réjouit lui aussi : "Ça nous fait du bien, on y vient tous les jours. En fait, c'est notre médicament, la Méditerranée".

Le requin ange repointe le bout de son nez

Plus de poissons, moins de pollution plastique. Selon une étude inédite menée par des scientifiques, une trentaine d'experts qui ont prélevé 700 échantillons sur 2000 kilomètres pour y identifier les traces d’ADN présentes, la biodiversité en Méditerranée se régénère depuis quelques années. Certaines espèces ont même refait surface, comme Pierre Boissery, de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse, le montre en photo face à notre caméra : "Voilà le requin ange, une espèce trouvée avec l'ADN environnemental (la technique utilisée pour cette étude baptisée BioDivMed, ndlr), qu'on considérait comme étant disparue depuis vingt ans sur nos côtes". 

"Il y a eu beaucoup d'efforts qui ont été engagés, notamment en matière d'assainissement, poursuit Pierre Boissery. On a mis en place des stations d'épuration, développé les réseaux d'assainissement, on a amélioré les connaissances, créé des réserves marines. Si bien que par rapport à une situation qui était considérée comme désespérée dans les années 80, toutes les actions qui ont été engagées ont porté leurs fruits".

 À commencer par les opérations de lutte contre la pollution du littoral. L'association "Un déchet par jour" ramasse 500 kilos de détritus par mois à Marseille. "À force d'enlever beaucoup de macro-déchets, il y a moins de décomposition et moins de microplastiques qui arrivent dans la mer, finalement. Ça nous encourage à continuer et à aller plus loin", se félicite Natacha Grimaldi, responsable de l'association. 

Pour autant, l'écosystème marin reste fragile, surtout à l'approche de l'été, une période où la pollution en mer augmente.


La rédaction de TF1info | Reportage Suzanne Prez, Henri-Paul Amar

Tout
TF1 Info