Le "Plan eau" intervient alors que onze départements sont en alerte sécheresse.
L'exécutif veut accélérer la réutilisation des eaux usées.
Si on est très en retard sur le sujet, des initiatives sont déjà lancées, comme à Antibes.

Le nettoyage des rues de la ville d'Antibes (Alpes-Maritimes) consomme chaque jour entre 40.000 et 60.000 litres d'eau. Et ceux qui sortent des tuyaux pour laver le trottoir, c'est de l'eau potable, la même qui coule dans les robinets. "Déjà qu'on n'a pas beaucoup d'eau, si on lave les rues à l'eau potable, où on va ?", réagit une passante. "Je ne savais pas que c'était de l'eau potable, ce n'est pas normal", abonde une autre.

Ce constat est partagé par la mairie. Dans la station d'épuration, elle vient de faire installer un nouveau système de filtration. Son objectif, c'est de réutiliser les eaux usées pour nettoyer la ville et arroser les espaces verts. "Une fois l'eau traitée par la station d'épuration et avant son rejet en mer, on va la capter, affiner son traitement par un système de filtration et de traitement aux ultraviolets et chloration. C'est une installation qui va produire sept millions de litres à l'année", détaille Mickaël Boucher, directeur du territoire Alpes-Maritimes Veolia. De quoi couvrir largement les besoins de la commune pour nettoyer sa voirie et économiser autant d'eau potable. L'installation est prête à fonctionner, la ville n'attend plus que l'autorisation de l'Agence régionale de santé.

Économiser l'eau partout ou c'est possible passera aussi par les jardins. Petit à petit, les gazons et les plantes annuelles qui ne durent que quelques mois sont aussitôt remplacés par des végétaux qui résistent à la sécheresse. Dans l'Hexagone, moins de 1% des eaux usées sont réutilisées, contre 8% en Italie, 14 % en Espagne, et 85% en Israël.


La rédaction de TF1 | Reportage Vincent Capus, Christine Guerard

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