Invasion de vélelles sur le littoral méditerranéen : faut-il s'en inquiéter ?

par V. F | Reportage TF1 : Pauline Lefrançois et Nicolas Carme
Publié le 3 avril 2024 à 18h39

Source : JT 13h Semaine

Des colonies entières de vélelles, ces cousines de la méduse, se sont échouées ces derniers jours sur la côte méditerranéenne.
Faut-il s'inquiéter de ce phénomène impressionnant ?
Une équipe de TF1 s'est rendue à Marseille où plusieurs plages ont été touchées.

Depuis deux jours, de petites méduses bleues ont recouvert le port des Goudes, pour le plus grand étonnement des Marseillais. "Je n'ai jamais vu ça. Je suis marin de profession, mais je n'ai jamais vu ça", avoue l'un d'eux dans le reportage de TF1 ci-dessus. Ces petits animaux aquatiques qui ont la forme d'un disque s'appellent des vélelles. Elles évoluent en colonies de plusieurs centaines d'individus. 

"Très peu urticantes"

Ce sont les courants et le vent qui les ont ramenées sur la côte méditerranéenne. "Ça faisait une traînée jusqu'au port de la Madrague. Et vu que c'était très rapproché et que ça a une couleur quand même assez sombre, de loin, on aurait pu croire que c'était du gazole ou de l'essence", raconte un habitant. Avec l'arrivée du printemps, les Provençaux ont l'habitude d'en voir, mais pas autant que cette année. 

Sur une plage de Toulon (Var), elles se sont échouées par millions sur plusieurs mètres. À Sanary aussi. Et ce mardi, le port marseillais du Vallon des Auffes en était rempli. "Les pêcheurs appellent ça 'la barque de Saint-Pierre'. Mais c'est très rare qu'il y en ait autant que ça. On en voit un peu, mais c'est plutôt de l'autre côté de la Méditerranée", assure un riverain. 

L'inconvénient, c'est que les organismes en décomposition peuvent provoquer une odeur désagréable sur les plages. C'est le cas notamment à la Pointe Rouge. "Ça sent la mer, ça sent la marée, les poissons", détaille un jeune homme. 

Ces vélelles font partie de la même famille que le corail et les méduses, mais elles ne sont pas aussi dangereuses. "Elles sont très peu urticantes, en tout cas pour l'homme. Elles ont une fonction urticante qui va leur permettre de s'alimenter. On peut les manipuler si on veut, mais toujours avec précaution, parce que ce sont des animaux qu'il faut respecter. Mais il n'y a pas de crainte particulière", explique Delphine Thibaut, océanographe biologiste à l'Université Aix-Marseille.

Il ne reste plus que quelques jours, voire quelques heures, pour observer ce spectacle étonnant, avant que la mer ne les emporte à nouveau.


V. F | Reportage TF1 : Pauline Lefrançois et Nicolas Carme

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