On aime voir voler les goélands au-dessus de la mer, un peu moins quand ils prolifèrent à terre.
Pour éviter d'avoir à subir leurs nuisances, certaines communes mettent en place une sorte de contraception forcée.
C'est le cas à Nice, où une équipe de TF1 a observé l'utilisation de drones.

À Nice, ils règnent sur la ville. Dès qu'ils aperçoivent de la nourriture, les goélands viennent se servir. "Ils me font peur, témoigne une riveraine dans le reportage du 13H de TF1 ci-dessus. Ils sont très dangereux, parce qu’ils mangent des pigeons". Une nuisance que dénoncent aussi commerçants et restaurateurs : "Ils viennent chaparder ou casser la vaisselle", "Ils dérangent beaucoup, ils piquent sur nos étales".

 Persona non grata, ces oiseaux n’en demeurent pas moins une espèce protégée. Alors, pour réguler leur population, la municipalité a décidé de faire appel à société spécialisée dans la prise de vues aériennes, Drone 06.

Ce jour-là, regard vissé sur un petit écran, Sabri Ben Hassen traque une famille de goélands. Des habitants ont signalé la présence d’individus bruyants et agressifs. "On voit la présence d’un nid dans un recoin [sur le toit] du bâtiment", montre le pilote de drone face à notre caméra. L’engin s’approche ensuite au plus près du nid afin de pulvériser un liquide. "On va agir très rapidement, car elles ont l’air d’être très agressives", explique l’opérateur. 

De quoi empêcher environ 500 naissances

Concrètement, le produit va recouvrir les œufs et empêcher leur développement. En deux semaines, 200 nids vont ainsi être traités. De quoi empêcher environ 500 naissances. "La femelle va continuer de couver, mais en fait, rien ne va se passer. L’idée, c’est de faire une contraception et de ne pas les euthanasier, comme c’est le cas dans d’autres villes", explique Richard Chemla, adjoint (SE) délégué à la transition écologique à la mairie de Nice.

Pour les pigeons, le principe est le même. Gestionnaire de pigeonniers, Thierry Repichet travaille pour la société Sogepi. Toutes les deux semaines, il se rend sur place pour percer des trous dans les coquilles afin d'empêcher les œufs d'éclore. "Comme ça, il sera couvé, mais il n’y aura pas de naissance", explique-t-il. Certains sont laissés intactes. "Le plus important, c’est qu’ils reviennent dedans. Là, on peut les gérer, alors qu'en haut, ce n’est pas possible", souligne Thierry Repichet.


M.D. | Reportage : Anouchka Flieller et Christine Guérard.

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