Pour lutter contre les dépôts sauvages, certains départements n'hésitent plus à mobiliser des hélicoptères.
Ils se sont dotés d'une brigade d'enquêteurs spécialisés dans les airs et sur le terrain.

Ils sont prêts à employer les grands moyens pour repérer ce qu'ils appellent les "atteintes à l'environnement". En quelques minutes de vol à peine, l'hélicoptère de la gendarmerie des Pyrénées-Atlantiques survole un premier dépôt sauvage. Ils repèrent un deuxième, cette fois dans une zone boisée, au milieu d'une clairière. Une patrouille à terre est envoyée. Il y a aussi des stockages de véhicules hors d'usage sur des terrains privés. Impossible à repérer autrement qu'en hélicoptère. 

Lors d'une opération d'envergure, les gendarmes des Pyrénées-Atlantiques ont repéré près de 500 épaves de ce type. "Elles vont se dégrader, ça pollue l'eau, ça pollue les terrains, il faut absolument faire cesser l'infraction", explique un militaire.  

 Des infractions sur lesquelles ces gendarmes spécialisés enquêtent une fois au sol. Un travail de fourmi mené sur le terrain avec l'Office national des forêts, l'Office français de la biodiversité mais aussi les élus.

Jusqu'à 1500 euros d'amende

Sur sa commune, un maire constate plusieurs dépôts sauvages chaque mois. La plupart du temps, ces gravats ou autres déchets sont abandonnés sur des chemins communaux reculés. Pour les évacuer, pas d'autres choix que de mettre la main à la pâte et au portefeuille. 

S'ils sont identifiés, les auteurs de ce type d'infraction risquent jusqu'à 1500 euros d'amende. 


La rédaction de TF1info | Reportage Hortense Villate, Jean-Vincent Molinier

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