Face à la multiplication des canicules, de plus en plus d'entreprises et des particuliers repeignent leur toit avec une peinture blanche réflective.
Une équipe de TF1 a rencontré un Toulousain qui souffre ainsi moins des fortes chaleurs, et fait des économies d'énergie.

À cause du changement climatique, la température globale en France pourrait augmenter de 4°C à l’horizon 2100, avec potentiellement jusqu'à soixante jours de canicule par an, en tout cas si l’on en croit le scénario le plus pessimiste. De quoi transformer certaines villes en four. À Toulouse, en Haute-Garonne, on s’y prépare déjà, comme le constate une équipe de TF1 dans le reportage à regarder ci-dessus.

Celui-ci s'ouvre sur des ouvriers s'attelant, sous la chaleur, à peindre le toit d'un bâtiment avec une peinture blanche. Sa particularité ? On dit qu’elle est réflective, c’est-à-dire qu’elle absorbe moins la chaleur. "Dès qu’on l’applique, elle va permettre de renvoyer plus de 92% des rayonnements du Soleil et de ne plus à la diffuser à l’intérieur du bâtiment", avec jusqu’à 6°C de gagné en période estivale, explique Nadège Bernard, directrice commerciale de "Solar Paint", l’entreprise qui a développé ce revêtement innovant. À l’approche de la saison estivale, de plus en plus de particuliers font appel à cette entreprise pour limiter le fameux effet bulle de chaleur. 

L’une des solutions les plus rapides et les moins coûteuses

Sur la côte ouest des Etats-Unis, notamment à Los Angeles, ces toitures recouvertes de peinture réflective, qu’on appelle là-bas des "cool roofs" ("toits froids", en français), sont de plus en plus répandues. Et pour cause. Concrètement, s’il fait 26°C, une toiture foncée pourra atteindre jusqu'à 80°C, tandis que la même toiture en couleur claire plutôt 45°C. De quoi limiter de manière significative la chaleur qui règne à l’intérieur d’une habitation. Dans le reportage du 13H de TF1, un particulier toulousain séduit par le concept a sauté le pas en août dernier, en pleine canicule. Il dit ne pas regretter son choix.

"Dedans, on n’a plus cette caisse de chaleur qu’il y avait tout autour de la maison, et cet effet très lourd et très pesant qu’on pouvait ressentir en plein été avec les canicules qu’on a aujourd’hui à Toulouse", assure-t-il. À 20 euros le mètre carré, Eric a dépensé environ 3200 euros au total. De ce fait, il a pu réduire sa climatisation au minimum l’été dernier. Alors que l’air conditionné se développe de plus en plus dans l’Hexagone, cette solution permettrait d’en limiter l’usage et donc aussi les émissions de dioxyde de carbone (CO2).

Le simple fait de peindre le toit des bâtiments publics dans les villes avec de la peinture réflective permettrait d'économiser l'équivalent d'un milliard de tonnes (Gt) par an d'émissions de CO2, soit l'équivalent de 250 millions de véhicules sur vingt ans, selon les estimations du Giec (Groupe d’Experts Intergouvernemental pour le Climat), qui estiment que c’est l’une des solutions les plus rapides et les moins coûteuses d’adaptation et d’atténuation au changement climatique. En plus, cela permet d'économiser sur sa facture d'énergie.


M.D. | Reportage TF1 Stacy Petit et Grégory Udron

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