VIDÉO - Tempêtes de sable géantes : le combat de la Chine contre le "dragon jaune"

par La rédaction de TF1 | Reportage Justine Jankowski, Marine Zambrano
Publié le 19 juin 2023 à 10h41

Source : JT 20h WE

La Chine livre, depuis des décennies, un combat contre l'avancée du désert qui semble perdu d'avance.
Ce dernier occupe aujourd'hui une surface grande comme trois fois la France.
Face à la voracité des dunes, l'Empire du Milieu plante des arbres.

En Chine, on l'appelle le "dragon jaune". Le 20 mars dernier, une tempête de sable de 100 m de haut a balayé la province du Gansu, au nord du pays. Plus à l'est, en Mongolie-Intérieure, le 10 avril 2023, certaines mettent même le trafic autoroutier à l'arrêt. Un rideau de sable qui réduit la visibilité à dix mètres à peine.

À chaque printemps, la tempête de sable balaie Pékin, et même Shanghai qui est pourtant située à 1 300 km plus au sud. En cause, des vents violents soulèvent les tonnes de sable du nord de la Chine. Un désert qui avance chaque année. Alors pour le contenir, le pays se met au vert. Aux portes du désert de Tengger, en quinze ans, plus de 1 500 km² de  saxaouls, une espèce résistante à la sécheresse, ont été plantés dans le sable.

"Grande muraille verte"

"On a un taux de réussite de 96%. Quand le vent souffle sur les dunes, elles avancent. Le fait de planter des arbres, ça permet de fixer leur position et d'éviter que le désert avance dans les cinq prochaines années", explique Ma Junhe, responsable de la reforestation du désert dans le district de Minqin, au nord-ouest de la Chine. Des forcats du sable travaillent six mois par an, 10 heures par jour sous un soleil de plomb. Pour un salaire encore moins élevé qu'à l'usine. 

La grande muraille verte est un projet titanesque lancé en 1978 pour lutter contre l'avancée du désert de Gobi. Objectif : planter 350.000 m2 de végétation d'ici 2050. Pour entretenir ces forêts artificielles, il faut arroser le désert et pomper directement dans les nappes phréatiques. Dans sa course effrenée à la croissance, en 40 ans la région a quasiment épuisé ses ressources en eau. Alors aujourd'hui les restrictions sont draconiennes et les premier à en pâtir sont les agriculteurs. Retrouvez la suite dans le reportage en tête de cet article.


La rédaction de TF1 | Reportage Justine Jankowski, Marine Zambrano

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