En raison des températures douces de cet hiver, les chenilles processionnaires sont déjà de retour en cette fin janvier.
Comment se débarrasser de ces nuisibles ?

Dans le jardin de Sébastien, neuf cocons ont élu domicile sur les branches de pins, avec des habitants indésirables. "Dans le cocon, il y a à peu près entre 50 et 300 chenilles pour les plus gros nids", affirme Charles Berson, dirigeant de Sanitation services, une entreprise de lutte contre les nuisibles, dans le reportage de TF1 ci-dessus. Pour éviter leur prolifération, la solution consiste en l'installation d'un piège autour du tronc d'arbre. "On installe un morceau de plastique autour de l'arbre et la chenille va tomber dans le bac", poursuit Charles Berson. 

Si la chenille processionnaire s'installe sur ces arbres, c'est qu'ils lui permettent de se nourrir. Mais alors; comment réagir face à ces nuisibles ? Si un particulier détient des résineux, il faut être vigilant. "Il faut regarder un petit peu ce qui se passe dans les branches et, à titre préventif, même s'il n'y a rien, prévenir et mettre en place des éco-pièges", répond Charles.

Mais il n'y pas que les pièges pour s'en débarrasser. Les oiseaux, en particulier les mésanges, sont un excellent prédateur des chenilles. Un couple peut en manger jusqu'à 60 par jour. "Les poils urticants, elles sont immunisées, ça ne leur fait absolument rien. Elles ouvrent leur cocon, prélèvent les chenilles puis elles les tapent avec leur bec sur une branche avant de les éviscérer", expliquait Yann Le Portal, cofondateur de l'entreprise Symbiosphère, dans un reportage diffusé en mars 2022.

Nuisible à la santé humaine

Les poils de la chenille sont urticants pour l'homme et pour les animaux comme le chien de Sébastien. "Malheureusement, il mange un peu tout ce qui traîne et du coup, j'ai fait appel à ces messieurs pour faire mettre des pièges parce qu'on a pas mal de nids, pour éviter tout problème", explique-t-il dans le reportage du 13H de TF1 en tête de cet article. 

En raison du changement climatique, les techniciens ont vu les comportements des chenilles processionnaires évoluer depuis deux ans. "On les voit apparaître beaucoup plus tôt, avant, c'était plutôt vers mars-avril et là, dès fin janvier, on commence à voir les cocons et la saison dure beaucoup plus longtemps pour nous", affirme Marc-Alexandre Marchal, technicien à Sanitation services. Depuis avril dernier, la chenille processionnaire est classée espèce nuisible à la santé humaine.


L.T. Reportage TF1 | Emmanuelle Binet, Sylvain Fargeot

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