Sécheresse : 2022, une année historique

"C'est la première fois que je vois ça" : dans l'Ouest, la sécheresse entraine des moissons précoces

La rédaction de TF1info | Reportage M. Monnier, H. Lévéque
Publié le 5 juillet 2022 à 13h09
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Cette année, les moissons sont en avance.
En cause, la météo, essentiellement la sécheresse.
TF1info s'est rendu dans les Deux-Sèvres aux côtés d'agriculteurs.

C'est la récolte de toute une année de travail. Au cœur de la Gâtine, dans les Deux-Sèvres, Thomas Deschamps est à l'œuvre pour les moissons de blé, et cette année est un peu particulière pour lui. "On a deux semaines d'avance au moins, par rapport aux autres années. Même les orges, on a commencé le 11 juin, d'habitude, c'est plus fin juin. C'est la première fois que je vois ça. J'ai jamais commencé aussi tôt les moissons", explique-t-il au 13H de TF1, dans le reportage en tête de cet article. 

Le cultivateur peut voir en temps réel le rendement de la moisson. Or, cette année, il n'est pas aussi bon que prévu. "À cause de la sécheresse, le grain n'a pas pu se remplir correctement et on a du petit grain", détaille-t-il.

"On fait les deux tiers de notre chiffre d'affaires à cette période-là"

Avec son frère, Thomas moissonne pour les agriculteurs. Un savoir-faire familial transmis par leur grand-père. La moisson, un moment toujours décisif pour eux, peut seulement se faire quand le blé est bien sec.

"Avec le temps qu'on a depuis plusieurs jours, aucun doute : la récolte est bonne à moissonner. (...) Cette période, on la prépare tout le reste de l'année. On prépare nos machines pour cette période qui ne va durer que 15 jours à trois semaines. Donc on a vraiment une grosse pression", indique Julien Deschamps. Et d'ajouter : "On fait les deux tiers de notre chiffre d'affaires à cette période-là, en deux-trois semaines environ".

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Le céréalier et propriétaire du champ, Eric Prouteau, fait un premier constat de la journée de moisson. "Il y a pas mal de petits grains. On voit que c'était compliqué cette année. Le manque d'eau a stressé le blé", précise-t-il. Pour autant, "on va limiter la casse", confie-t-il à nos journalistes.

Le manque d'eau est au cœur de ces moissons. Les céréaliers espèrent qu'il pleuvra ces deux prochains mois pour irriguer les autres cultures de l'été.


La rédaction de TF1info | Reportage M. Monnier, H. Lévéque

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