L'énergie solaire ne représente aujourd'hui que 2% de la production d'électricité.
Pour en faire plus, des surfaces agricoles sont mobilisées.
C'est un complément de revenu pour les exploitants, mais ça change aussi le paysage.

Des champs entiers sont recouverts de panneaux solaires et dessous, des moutons gambadent. Dans la Nièvre, ces projets poussent comme des champignons. Déjà 80 ont été lancé et ils font débat. À la Nocle-Maulaix, le dernier projet en date est situé à deux pas du centre du village. Sur des terres agricoles, des centaines de milliers de panneaux photovoltaïques doivent être installés dans les mois qui viennent.

Alain Collavet, l'éleveur à qui appartiennent les terres n'a pas hésité longtemps. Quatre ans de sécheresse et de perte financière l'ont convaincu d'accepter la proposition d'une entreprise privée. Il n'a pas voulu nous donner le montant qu'il reçoit. Il met en avant un autre avantage. 

En été, les panneaux créent de l'ombre. Imaginez 55 terrains de foot couverts, qui évitent à l'herbe de brûler. Mais il y a aussi un inconvénient majeur : les vaches trop grandes ne passent pas sous les panneaux. Il doit donc peu à peu s'en séparer.

Mais dans le village, le projet ne fait pas sourire tout le monde. Un petit collectif s'y oppose et redoute qu'à termes, les panneaux solaires remplacent les emblématiques vaches de la Nièvre. 

À 20 kilomètres de là, nous retrouvons le directeur de l'entreprise qui installe et exploite ces centrales. Au premier coup d'œil, aucun panneau visible. Des haies sont installées pour cacher à maximum les panneaux solaires. L'entreprise avance que les centrales solaires se fondent mieux dans le paysage que les éoliennes.


TF1 | Reportage N. Gandillot, J. Clouzeau, V. Brossard

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