Des communes de Charente ont choisi d'imposer l'usage de sacs-poubelle pour contrôler si ce qui s'y trouve a bien été trié.
Le JT de TF1 s'est rendu sur place pour découvrir cette initiative.

Désormais, sur la tournée des éboueurs Grégory et William, il n'y a plus que des sacs-poubelle transparents. En quelques mois, tout a changé pour les habitants de la Communauté de Communes du Rouillacais, située dans le nord de la Charente. Autrefois, les sacs noirs étaient collectés une fois par semaine, sans limites de poids. Aujourd'hui, les sacs transparents sont collectés toutes les deux semaines, avec l'obligation de trier.

Grégory explique que lui et ses collègues ont opposé "des autocollants sur les poubelles" qui informaient les particuliers que leurs déchets ne seraient plus ramassés si le tri n'était pas correctement effectué. "Les gens ont très bien compris le principe", poursuit ce chargé de collecte.

Agnès, elle, n'a eu aucun mal à s'y mettre, et trie ce qui est recyclable. Elle dispose aussi d'un composteur et de poules. Dès lors, il ne reste presque rien dans son sac transparent. "Je trouve que c'est bien", dit-elle de l'initiative de la municipalité.

Imaginé par le syndicat mixte de collecte des déchets, le sac transparent a eu un effet direct : 40% de déchets en moins à enfouir et 20% de déchets recyclables en plus. "Il y a eu une inversion qui s’est faite. Les gens, par le biais du sac transparent, se sont mis à valoriser mieux, à trier mieux", explique Christian Vingaud, président de la communauté de commune du Rouillacais (Charente). 

Et Alexia Badin, responsable communication chez Calitom, de compléter : "L'objectif, c'est de n'avoir plus que des déchets résiduels, c'est-à-dire que les biodéchets auront été compostés, tout ce qui doit aller dans les sacs jaunes (emballages et papier recyclable) auront trouvé le chemin du centre de tri."

Désormais, les habitants de la communauté de commune de Rouillac produisent deux fois moins de déchets ultimes que la moyenne des Français. Conséquence, 100.000 euros d’économies cette année pour la collectivité.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : E. Braem, C. Brousseau

Tout
TF1 Info