Chaque année, 460 millions de tonnes de plastique sont produites dans le monde.
En France, c'est la fin des emballages plastiques pour les fruits et légumes à compter du 1ᵉʳ janvier 2024.
Mais 29 produits vont échapper à la règle.

Vous ne vous en êtes peut-être pas aperçu, mais depuis quelques mois, une révolution silencieuse s'opère au rayon des fruits et légumes français, que l'on peut observer dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Les emballages plastiques disparaissent peu à peu, au profit de cartons ou de filets. À partir du 1ᵉʳ janvier 2024, ils seront même interdits. 

29 exceptions à la règle

Certains sachets en plastique devront donc disparaître... mais pas tous. C'est là que la loi se complexifie. Les tomates sont concernées, mais pas les endives. Les pommes oui, mais pas les cerises, ni les paquets qui dépassent 1,5 kilo. En tout, 29 produits bénéficient d'une dérogation. "La loi est bonne, mais pas suffisante. Il faut aller plus loin", estime une cliente au micro de TF1. Des associations écologistes partagent cet avis : il y a trop d'exceptions à la règle, dont des produits qui pourraient tout à fait être vendus en vrac.

En attendant, les supermarchés doivent s'adapter aux interdictions qui entrent en vigueur ce lundi, sous peine d'amende. Ceux qui produisent des fruits ou légumes qui ne font pas partie de la liste des exceptions, ont dû revoir toute leur chaîne de conditionnement. C'est le cas d'Anne-Claire Goyet, une productrice de tomates qui a investi 200.000 euros dans une machine pour ses nouveaux emballages. Elle a opté pour un film en cellulose pour remplacer le plastique, qui lui coûte 2,5 fois plus cher.


La rédaction de TF1info | Reportage : M. Giraud, X. Bertrand

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