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VIDÉO - Montée des eaux : comment les villes qui ne se pensaient pas menacées s'y préparent

par A. LG | Reportage TF1 : Merieme Stitti et Antoine Santos
Publié le 26 décembre 2023 à 20h39, mis à jour le 27 décembre 2023 à 13h29

Source : TF1 Info

Dans le Calvados, le front de mer n’est pas le seul à être exposé à la montée des eaux.
À Caen par exemple, un projet d'écoquartier qui devait être bordé par l'Orne et le canal a été récemment suspendu en vue d'être modifié.
Le site est menacé de submersion d'ici à la fin du siècle.

Aménager en composant avec les phénomènes naturels. C'est le défi auxquelles sont confrontées de plus en plus de communes qui jonchent le littoral, notamment dans le Calvados où l'élévation du niveau de la mer liée au réchauffement climatique devient préoccupante, et pas uniquement sur le front de mer. 

À Caen, la communauté urbaine a ainsi annoncé récemment la suspension d'un projet sur lequel elle planche depuis plus de 10 ans. En cause : une réévaluation des estimations qui prévoit qu'un quart du site de la Presqu’île, où l'écoquartier devait voir le jour, est menacée de submersion d'ici à 2100. "Pour un immeuble de logement par exemple, 50 ou 80 ans c'est demain. Le projet était enthousiasmant, ça nous obligera à rebâtir un projet différent sans doute", fait valoir la communauté urbaine Caen La Mer.

"Créer des zones de refuge à l'étage"

Au total, 4000 logements répartis sur 12 hectares d'espaces verts devaient voir le jour dans cet écoquartier bordé par l'Orne et le canal de Caen. Alors que les autorisations nécessaires étaient acquises, que des millions d'euros ont déjà été dépensés et que le permis de construire devait être déposé en fin d’année, il faudra désormais attendre une nouvelle étude plus approfondie prévue fin 2025. Celle-ci doit permettre de relancer et modifier le projet.

Plus au nord du département, la montée des eaux devrait là aussi faire déborder le canal. À Ouistreham, à son embouchure vers la manche, un tiers de la ville pourrait être submergé. "Le risque dans ce canal, c'est qu'une brèche créée par l'arrivée de l'eau depuis la mer pourrait inonder près de 250 habitations qui se situent juste derrière", explique Robin Bail, le maire de la commune, dans le reportage de TF1 à retrouver en tête de cet article.

Or, des logements ont été construits il y a 70 ans sans prendre en compte à l'époque la montée des eaux. "Aujourd'hui, on n'a pas le choix, il faut s'adapter. On va accompagner les habitants pour engager des travaux de protection, créer des zones de refuge à l'étage, ouvrir davantage le jardin. Plutôt que ça soit un mur, (envisager) du grillage pour éviter que les eaux ne soient bloquées", poursuit l'édile. 

Malgré ces mesures, il n'est pas exclu de devoir un jour déménager des habitants. Et de fait, selon les spécialistes, la montée des eaux pourrait encore être réévaluée à la hausse dans les années à venir.


A. LG | Reportage TF1 : Merieme Stitti et Antoine Santos

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