VIDÉO - Tortues du Var : pourquoi le Loto de la biodiversité vole à leur secours

par M.D. | Reportage vidéo TF1 Anouchka Flieller et Dominique Guydoe
Publié le 18 octobre 2023 à 18h41, mis à jour le 21 février 2024 à 9h21

Source : JT 13h Semaine

Un nouveau ticket à gratter de la FDJ, "Mission Nature", sera bientôt vendu au prix de 3 euros chez les buralistes.
En l'achetant, vous soutiendrez une initiative visant à préserver la biodiversité.
Parmi les projets retenus, l'un concerne la réhabilitation des tortues d'Hermann, une espèce en déclin sur laquelle on vous en dit plus.

Unique tortue terrestre de France métropolitaine, elle est reconnaissable à sa griffe cornée au bout de la queue, ses deux bandes noires régulières sur le ventre ainsi qu’à ses motifs orangés noirs, denses et étendus sur le dos de la carapace. La tortue d'Hermann, Testudo hermanni de son nom scientifique, mesure 15 à 18 cm de long une fois adulte. L’animal est classé "vulnérable" sur la liste rouge nationale des espèces menacées. Avec la Corse, le département du Var est son dernier refuge. Au cap Taillat, entre Ramatuelle et la Croix-Valmer, des biologistes tentent de réintroduire l’espèce.

En 2017, un terrible incendie a réduit en cendres la forêt qui s'y trouvait, tuant au passage 90% des tortues d’Hermann peuplant le site. Cette campagne de réintroduction et de réhabilitation de leur habitat, menée sous l’égide de l’Office français de la biodiversité (OFB), est l’un des 20 projets retenus par la Française des Jeux (FDJ) pour son opération le "Loto de la Biodiversité", lancée le 23 octobre prochain et conçue sur le même principe que le "Loto du Patrimoine". Dans le reportage en tête de cet article, une équipe de TF1 se rend sur place pour en savoir plus.

S’il y a bien une espèce qui est très impactée par ces incendies et qui a beaucoup de mal à se régénérer par elle-même, c’est bien la tortue d'Hermann
Sébastien Caron, responsable scientifique à la Soptom

Avant d’être relâchée dans la nature, chaque tortue est équipée d’un émetteur. Les scientifiques peuvent ainsi les repérer plus facilement. De cette manière, ils peuvent suivre leur état de santé, leur déplacement ainsi que leur comportement. "On veut connaître à quel âge c’est mieux de les relâcher. On va regarder leur dispersion. Donc, tout un tas de facteurs qui vont nous aider à optimiser les futurs relâchés", explique, dans la vidéo de TF1, Jean-Marie Ballouard, chargé de mission scientifique à la Station d'observation et de protection des tortues et de leurs milieux (Soptom), qui œuvre dans la lutte contre le déclin de ces populations. 

Les tortues domestiques ne peuvent pas être remises dans la nature. Il a donc fallu créer un élevage. Depuis, une centaine de tortues ont vu le jour et grandissent dans un environnement proche des conditions naturelles, dans l'attente d'être lâchées un jour dans la nature. "S’il y a bien une espèce qui est très impactée par ces incendies et qui a beaucoup de mal à se régénérer par elle-même, c’est bien la tortue d'Hermann. (...) Il est important de donner des coups de pouce à ces tortues pour qu’elles puissent se régénérer au plus vite", soutient Sébastien Caron, responsable scientifique à la Soptom. Sur chaque ticket, l'État prendra 43 centimes d'euros pour les reverser à l'Office français de la biodiversité.


M.D. | Reportage vidéo TF1 Anouchka Flieller et Dominique Guydoe

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