20 ans de prison pour les deux violeurs de Laurene

Le service METRONEWS
Publié le 7 octobre 2014 à 9h56
20 ans de prison pour les deux violeurs de Laurene

JUSTICE - Deux hommes ont été condamnés lundi à 20 ans de réclusion criminelle pour le viol, en 2012, à Marseille, d'une jeune femme qu'ils voulaient cambrioler. C'est le maximum de la peine encourue.

Une nuit d’horreur. Billel Youcef Missaoui, 29 ans, et Rafik Satour, 31 ans, ont été condamnés à 20 ans de réclusion par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour avoir agressé, le 15 mars 2012, vers
22 h 15, dans le hall de son immeuble, Laurene, alors âgée de 30 ans. Après lui avoir volé ses affaires sous la menace de couteaux, ils l'avaient forcée à les conduire chez elle. Là, ils l'avaient violée à tour de rôle avant de s'enfuir avec leur butin trois heures plus tard.

"Vingt ans de réclusion criminelle, c'est beaucoup ! C'est étrange pour une affaire pareille", a estimé Me Saïd Benahmed, l'avocat d'un des accusés, Rafik Satour, après le verdict. "C'est un dossier qui mérite moins, considère-t-il, jugeant que les jurés se sont plus identifiés à la victime, "une belle victime", qu'aux accusés.

Le fait que les actes aient été commis "en réunion", avec "une séquestration de plus de deux heures", "n'a pas joué en faveur" des accusés, a analysé Me Stephan Gautier, le défenseur de Billel Youcef Missaoui. La cour d’assises a suivi les réquisitions de l'avocat général, 20 ans de réclusion, soit le maximum encouru pour viol aggravé.

Une vie qui "bascule"

Les accusés, deux Algériens qui vivaient à Marseille en situation irrégulière, ont reconnu en début d'audience les faits qui leur sont reprochés, avec l'aide d'une interprète, en raison de leur très faible niveau de français. Les deux hommes sont restés impassibles durant la quasi-totalité de l'audience, au cours de laquelle seules les questions qui leur étaient directement adressées leur étaient traduites, au grand dam des avocats de la défense.

"Ce n'est pas moi, je ne me reconnais pas dans ce que j'ai fait", avait lancé vendredi, via son interprète, Rafik Satour. "Honnêtement, au départ, c'était pour voler, je me suis retrouvé là-dedans, ça m'a dépassé", avait quant à lui assuré Billel Youcef Missaoui.

Face à eux, les parents de la victime, une jeune femme qui travaille dans un grand cabinet d'audit et d'expertise comptable international, avaient décrit les circonstances dans lesquelles ils avaient retrouvé leur fille, et comment sa vie avait "basculé" après l'agression.
 


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