30 000 mètres cubes d'eau gaspillés à cause des geysers sauvages

Le service METRONEWS
Publié le 10 juillet 2015 à 11h42

CANICULE - Cent vingt bouches à incendie ont été ouvertes en fin de semaine dernière dans la métropole lilloise par des habitants en quête de rafraîchissement. Au total, 30 000 mètres cubes d'eau se sont déversés, soit l'équivalent de 8 piscines olympiques. Selon les estimations des Eaux du Nord, ce gaspillage correspond à la consommation quotidienne d’une ville de 200 000 habitants.

Un véritable gâchis dû à l'inconscience de certains Lillois. Quelque 30 000 mètres cubes d’eau potable se sont évacués, en fin de semaine dernière, de bouches à incendie – 120 au total – situées à Lille-Sud, Roubaix, Tourcoing, Ronchin ou encore  Lomme. Ces dernières ont été vandalisées par des jeunes s'inspirant d'une pratique – illégale – venue de la Seine-Saint-Denis destinée à provoquer un geyser afin de se rafraîchir, voire même à remplir des piscines gonflables.

Les services des Eaux du Nord ont été obligés d'intervenir plusieurs fois aux mêmes endroits pour couper l'eau, accompagnés d'une protection policière. "Il s'agit d'un gaspillage qui correspond à la consommation quotidienne d’une ville de 200 000 habitants", indique le porte-parole des Eaux du Nord.

Qui va payer ?

La question de savoir qui va régler la facture n'est pas encore tranchée. "Normalement, selon nos contrats, l’eau des bouches d’incendie est gratuite pour les pompiers. Quant aux pertes, elles sont facturées dans la rubrique 'taux de fuite', poursuit le porte-parole. Mais nous sommes en train d'étudier les recours possibles."

Pour mettre fin à ce phénomène, les patrouilles de police avaient été renforcées. Car, outre le gaspillage qu'ils engendrent, ces geysers sauvages ne sont pas sans risque. Ils fragilisent les possibilités d'intervention des sapeurs-pompiers en cas d'incendie et entraînent la saturation du 18, au détriment des appels ayant un caractère d’urgence nécessitant une intervention. "Outre le fait que nous tombions un jour sur des bouches d'incendie inutilisables dans l'urgence, cette pratique peut mettre en danger les riverains, rappelle Sylvain Bonvin, porte-parole des pompiers du Nord. Par exemple dans le cas où l'eau entrerait en contact avec des équipements électriques."

EN SAVOIR + >>  A Lille, les bouches d’incendie servent aussi de geysers


Le service METRONEWS

Tout
TF1 Info